Les glucides (suite)
Les propriétés chimiques des oses :
En ce qui concerne les propriétés chimiques : il y en a qui sont liées à la présence d’un groupement carbonyle et il y en a qui sont
liées à la présence d’une fonction alcool .
Les aldoses et les cétoses vont se comporter comme des réducteurs car leur
fonction carbonyle (aldéhyde ou cétone) est susceptible d’être oxydée.
Les oses peuvent réduire, à chaud et en milieu alcalin, un certain nombre d’ions métalliques, cette réaction va libérer
soit le métal lui même, soit des sels métalliques dans lesquels le métal va posséder un degré d’oxydation inférieur à celui qu’il possédait avant.
Au cours de cette réaction, à la réduction du métal correspond une oxydation de l’ose au niveau de la fonction
aldéhyde. C’est le cas de la réduction par la liqueur de Fehling. C’est une solution alcaline de sels cuivriques : par chauffage et en milieu alcalin, le cuivre passe de l’état cuivrique à l’état
cuivreux avec un changement de couleur, apparition d'un précipité rouge.
Dans le domaine de l'oxydoréduction, la fonction carbonyle occupe une position particulière qui est à mi-chemin entre
la fonction alcool et la fonction acide. Ce carbonyle sera oxydée en fonction acide et aussi réduit en alcool.
Lorsqu’il s’agit d’un aldose et qu’il possède une fonction alcool primaire, si on part du D-glucose, on obtient du
D-sorbitol et si on part du D-mannose, on obtient du D-manitol. S’il s’agit d’un cétose, la réduction de cette fonction cétose conduit à deux isomères qui ont une position spatiale différente du
groupement OH porté par le carbone 2. Si on part du fructose, on obtient un mélange de D-sorbitol et de D-manitol.
Tous les oses peuvent réagir par leur fonction alcool avec des acides pour donner des esters. Il existe de très
nombreux esters naturels, en particulier les esters de l’acide ortho phosphorique qui joue un rôle prépondérant dans le métabolisme du glucose . Ce ne sont pas les seuls, il existe des esters
d’acide sulfurique retrouvé dans l'héparine ou dans des polyosides complexe (dans la constitution des groupes sanguins).
Il existe de nombreux composés voisins qui existent, soit à l’état libre, soit à l’état composé. Ils sont classés dans
la famille des oses :
- les désoxydes ou désoses. Ce sont des oses qui ont perdu l’oxygène d’une fonction alcool secondaire, ils n'ont donc plus de fonction alcool au alentour immédiat de la fonction réductrice,
ce n'est donc plus un ose vrai. C'est le cas du désoxyribose en C2 (a-D 2 désoxyribofuranose), il joue un rôle physiologique
important parce qu’il entre dans la composition de l’ADN. On le classe dans les oses mais il ne répond pas à leurs critères.
- Les osamines : ce sont des oses dans lesquels un groupement
hydroxyle appartenant à une fonction alcool secondaire est remplacé par un groupement amine. Il existe 3 hexoses aminés importants.
o la D-glucosamine : on la retrouve dans la constitution des polyosides complexes.
o la D-manosamine : on la retrouve dans les glycoprotéines de nombreux polyosides complexes.
o la a-D-galactosamine souvent transformée en N acétyl a Dglucosamine : on la retrouve dans les polyosides complexes.
Les osamines sont toxiques, à l’état libre, vis-à-vis des cellules hépatiques, c’est pourquoi, on ne les retrouve
jamais libres mais plutôt incorporées dans de grosses molécules.
- Les méthylose. Il s’agit de desoxyses sur la fonction alcool
primaire remplacé par un groupement méthyle.
- Les polyalcools : ils sont obtenus après réduction du groupement
aldéhyde ou cétone en fonction alcool : le galactose et le galactitol. Le galactitol est responsable de problèmes de la cataracte. L’acide L-ascorbique (=vitamine C) ne peut pas être synthétisée
par l‘homme, il en est incapable. Cet élément indispensable doit être fournit par l’alimentation. Cependant, certains animaux sont capables de la synthétiser. La vitamine C joue un rôle dans
l’activation de la transcription de certains gènes, un rôle de co-facteurs dans de nombreuses réactions et un rôle de protection contre les substances oxydantes.
- Les acides dérivés des oses : les acides aldoniques sont obtenus par
l’oxydation ménagée de la fonction pseudo-aldéhyde avec apparition d’un radical carboxylique.
On obtient l’acide gluconique en position 1 à partir du glucose. Glucose acide gluconique .
Il existe aussi dans ce même groupe, des acides uroniques quand l’oxydation porte sur la fonction alcool en position 6.
L’acide D-glucuronique se retrouve dans le foie et dans les reins où il joue un rôle dans les phénoméne de détoxication par conjugaison avec des substances toxiques => Glucoconjugaison. Cette liaison permet de rendre soluble ces substances
pour pouvoir les déverser dans la bile ou dans les urines.
Les osides sont des glucides qui peuvent être hydrolysés en composés plus simple selon l’hydrolyse utilisée. Celle-ci
peut libérer soit des molécules d’oses, soit des molécules dérivées d’oses, soit des substances non glucidiques. Ce sont donc des produits reliés entre eux par des liaisons covalentes osidiques
(solides). Cette liaison est très stable en milieu alcalin mais peut être facilement détruite en milieu acide ou par hydrolyse enzymatique.
Liaison glycosidique = liaison entre n'importe quels oses
Liaison glucosidique = liaison entre glucose
Pour créer une liaison osidique, il est obligatoire d’avoir deux fonctions:
1) une fonction pseudo-aldéhyde ou pseudo-cétose du premier ose (obligatoire)
2) elle peut être de trois natures différentes
- fonction pseudo-aldéhyde ou pseudo-cétose d’un second ose. Si la seconde fonction est une fonction pseudo-aldéhyde ou
pseudo-cétone, ce sont les fonctions réductrices qui sont à l’origine de la liaison. Le diholoside qui résultera aura perdu tout pouvoir réducteur : c’est un osido-oside (Ex : saccharose)
- fonction alcool d’un second ose ou même d’un alcool quelconque. Si la seconde fonction est une fonction alcool portée
par le second ose, le diholoside résultant va conserver son pouvoir réducteur : c’est un osido ose (Ex : maltose ou cellobiose). Dans le cas où l'alcool est quelconque, on est en présence d’une liaison de type osido-alcool et un hétéroside est
formé.
- fonction amine secondaire d’une base purique ou pyrimidique
I. Les oligoholosides ou oligosaccharides :
Ce sont des glucides dont l’hydrolyse ne libère que des molécules d’oses. Ils sont constitués d’un petit nombre d’oses (en général, moins de 10).
a. Les diholosides réducteurs (liaison osido-ose)
Ils se rencontrent rarement à l’état libre sauf le lactose. Ils sont obtenus après hydrolyse partielle de polyholosides. Ils sont solubles dans l’eau, on peut les
obtenir sous forme cristallisée et trois d’entre eux sont importants sur le plan biologique :
- Cas du lactose : après hydrolyse, par
la b-galactosidase , on a : lactose --> a-D galactose + b-D glucose. La liaison est de type osidique
en b (1-4).
Lors de la digestion, il est hydrolysé par une enzyme qui se trouve dans les
anthérocytes des cellules intestinales, c’est une b-galactosidase et c’est une enzyme qui se retrouve chez les enfants non sevrés et elle se
retrouve aussi dans les populations de l’Europe du nord. Le plupart des autres populations, présente un déficit en b-galactosidase, ceci explique
l’existence d’une pathologie bénigne d’intolérance au lactose. La galactosémie congénitale est une maladie d'intolérance au lactose qui est génétique et grave car c'est l'absence de b-galactosidase dés la naissance.
- Cas du maltose : c'est une molécule importante qui existe à l’état
libre chez certains végétaux, c’est un produit de l’hydrolyse partielle de l’amidon et du glycogène. Le maltose peut etre hydrolysé par une maltase intestinale qui est l'a -glucosidase. Les deux glucoses sont liés par une liaison en a 1-4
- Cas du cellobiose: il apparaît au cours de la dégradation de la
cellulose, il est hydrolysé par une b-glucosidase mais cette enzyme spécifique n’existe pas dans les sécrétions digestives de l’homme : l’homme
contrairement à certains animaux, ne se nourrit pas de cellulose. Il est composé de deux glucoses liés en b 1-4.
b. Les diholosides non réducteurs : les osido-oside :
Le principal est le saccharose, c’est certainement le diholoside le plus abondant de la planète, il existe dans tous
les végétaux chlorophylliens et peut être hydrolysé par 2 types d’enzymes : une a-glucosidase (présente dans le suc intestinal) qui reconnaît le
glucose sous sa forme a et une b-fructosidase (produite par l’intestin) qui reconnaît le fructose
sous sa forme b.
Dans les deux cas, on retrouve du glucose et du fructose et ces deux oses vont pouvoir franchir la barrière intestinale
ce qui n’est pas le cas du saccharose.
Ces deux oses engagent leur fonction hémiactéalique disparition du
pouvoir réducteur.
II. Les polysaccharides :
Ce sont des osides formés par l’association d’un grand nombre de molécule d’oses réunies par des liaisons osidiques et
on distingue plusieurs cas :
-toutes les molécules sont identiques, ce sont des homopolyosides = homopolysaccharides
-les molécules d’oses sont différentes ce sont des hétéropolyosides =étéropolysaccharides
a) les homopolysaccharides
L’amidon, le glycogène et la cellulose sont importants.
-
Amidon: c’est une forme de réserve des monosaccharides chez les
végétaux chlorophylliens. Il constitue, après ingestion, le principal élément glucidique chez l’homme. L’amidon est un mélange de deux types de polymères imbriqué dont les structures sont
différentes.
Par exemple, pour la pomme de terre, on trouve l’amylose (amidon non ramifié) qui représente environ 20% de l’amidon et
l’amilopectine (amidon ramifié) qui représente 80 % de l’amidon. Les pourcentages varient en fonction de l'origine de l'amidon.
L’amidon et le glycogène vont subir une hydrolyse par l’a-amylase que
l’on retrouve dans la salive et dans le pancréas. Cette enzyme va hydrolyser, au hasard, les liaisons de type a-1-4 à l’intérieur de la molécule.
Cela aboutit à l’obtention de fragments de tailles variables comme des résidus à deux molécules de glucose (pour avoir du maltose) mais l’hydrolyse n’est pas complète car, au hasard et elle ne
peut pas se faire correctement au niveau des points de ramification et des extrémité.
Pour être complète, l’hydrolyse nécessite l’intervention de deux enzymes supplémentaires : -une a-glucosidase (=enzyme débranchante) qui va cliver les liaisons osidiques 1-6
-une maltase qui est une a-glucosidase qui va cliver des molécules de
maltose en deux molécules de glucose.
-
La cellulose : substance de soutien qui constitue l’essentiel des
parois cellulaires des végétaux. Les fibres de coton sont constituées de 96 % de cellulose. La cellulose est constituée de longues chaînes non ramifiées de b-D glucopyranose reliées entre elles par des liaisons b-1-4, enchainement des molécules de cellobiose sous
forme b . Chaque résidu de b-D glucopyranose est relié au précédent par une rotation de 180°,
ce qui permet à l’oxygène du cycle d’un des résidus de s’unir par une liaison hydrogéne avec l’H de l’OH du C3 du résidu suivant. On a des liaisons internes qui vont se mettre en place dans
la molécule et, c’est cette configuration qui va donner à cette molécule sa rigidité, beaucoup plus stable.
La longueur des chaînes varie en fonction de l’origine, cela va de quelques centaines d’unités jusqu’à plus de 3 000,
comme dans les fibres de coton. Les chaînes courtes ont tendance à se regrouper en formant des liaisons H d’une chaîne à l’autre. On peut retrouver jusqu’à une cinquantaine reliées les unes aux
autres. On obtient des microfibrilles insolubles qui donnent une grande cohésion aux molécules de cellulose.
Les mammifères n'hydrolyse pas la cellulose avec leur propres enzymes, mais des protozoaires ou des bactéries vivent
dans leur intestin et synthétisent les enzymes nécessaires.
b)Les hétéropolyholosides :
Les hétéropolyholosides sont des polysaccharides où des molécules d’oses sont
différentes, on les appelle aussi hétéropolyosides ou encore GAG (= glyco-aminoglycane). Ce sont des composés dont l'hydrolise va libérer plusieurs types d’oses associés ou non à des dérivés
d’oses. Certains existent à l’état libre mais le plus souvent, ils sont associés à des protéines pour former des protéoglycanes.
Ce sont, en général, de longues chaînes qui résultent de la condensation d’un grand nombre d’unités diosidiques élémentaires répétitives. Ces unités
sont constituées de résidus d’acide uronique (acide D glucuronique ou acide iduronique), associé par liaison osidique où s’associe un résidu d’hexosamine parfois hydroxylé ou sulfaté. Ceci provoque un
caractère acide marqué du à la présence des groupement COOH ou S.
Il existe trois types de glyco-aminoglycane :
extracellulaire et que l’on retrouve chez tous les animaux dans le tissus conjonctif, dans le liquide sinovial, dans le
corps vitré de l’œil… La longueur variable d'une centaine et peut atteindre plusieurs milliers d’unités élémentaires.
Le disaccharide de structure est : N acétylglucosamine + acide D glucuronique lié par liaison b 1-3.
L'acide hyaluronique est un GAG non sulfaté qui n’est donc jamais lié par des liaisons covalentes à des fractions
protéique mais elle est plutôt liée par des liaisons ioniques.
Ce sont de longs fragments sans branchement constitués en hélice dont la structure diffère selon le tissu dans lequel
elle se trouve par le nombre d'unité saccharidique par tour d'hélice. Deux molécule d'acide hyaluronique peuvent se lier par liaison hydrogène lorsqu'elle sont face à face de façon antiparalléle.
En raison du très grand nombre de groupements polaires portés par cette molécule, elle va être associée à de très nombreuses molécules d’eau par liaison hydrogène, ce qui explique la très forte
viscosité des fortes liaisons d’acide hyaluronique. Il joue un rôle important dans l’hydratation du tissu conjonctif et un rôle de ciment intercellulaire,ce qui minimise la place offerte à la
circulation d'autres molécules, il est aussi un amortisseur de choc et lubrifiant. Il est parfois sensible à une enzyme, la hyaluronidase (enzyme que l’on trouve dans certaines bactéries
pathogènes comme le pneumocoque, le streptocoque…) et dans certains venins d’animaux (abeilles, serpents) va faciliter la diffusion de ces bactéries et de ces enzymes. Les spermatozoïdes humains
en contiennent rôle dans la fécondation en hydrolysant le mucus sécrété par le col utérin
.
acide bDglucuronique et Nacétylb Dgalactosamine.
C’est un composé constitué d’une dizaine d’unités et l’arrangement dans l’espace forme une hélice et chaque tour
d’hélice comprend entre 3 et 8 unités (unités élémentaires, c’est-à-dire disaccharide). La Nacétylb Dgalactosamine sera sulfatés en 4 ou en 6 et
est dirigée vers l’extérieur de l’hélice. Cette chondroitine sulfate possède de très nombreuses charges négatives qui vont aider à fixer la calcium. C’est-ce qui explique leur présence surtout
dans les zones d’ossification : cartilage, et dans tous les os en phase de croissance. Les chondroitine sulfate sont fortement fixés sur des protéines par une liaison covalente qui s’établit au
niveau de l’extrémité réductrice.
Elle est sécrétée par les mastocytes dans lesquels cette héparine est stockée sous forme de granules. Cette héparine se
retrouve à peu près dans tous les tissus mais elle est surtout abondante dans le foie, les poumons et les muscles. L’unité disccahridique élémentaire est formé d’un acide a-L glucuronique et d’une a -D glucosamine relié par une liaison a 1-4. L’héparine est souvent sulfaté (voire bisulfaté), les molécules de sulfate se fixe toujours sur l’a-Dglucosamine et la sulfatation a lieu sur le carbone 2 et/ou le carbone 6. Comme la plupart des GAG sont reliés par une liaison covalente de la fonction
réductrice ils forment des protéoglycanes qui sont des édifices de grande complexité avec un poids moléculaire élevé et dont le poids total est
représenté à 95 % par des molécules de glucides. Ils sont représentés dans tous les tissus de poids moléculaire importants.
LE METABOLISME DES
GLUCIDES
Toutes les cellules animales utilisent les glucides comme fournisseur d’énergie. Le rôle principal est tenu par le
glucose qui est l’ose circulant dans le sang. Ce glucose est destiné a alimenter l’ensemble des cellules dans lesquelles son catabolisme va produire de l’énergie. Le glucose ne pénètre pas
librement à l’intérieure des cellules, il a donc besoin de transporteurs membranaires spécifiques.
Il existe deux grands groupes de transporteurs ou de co-transporteurs (ils se chargent de plusieurs molécules à la fois) :
-Le principal est le SGLT qui est le sodium glucose transporteur qui transporte à la fois une molécule de sodium et une molécule de glucose. Dans
l’intestin grêle, c’est SGLT-1 et dans le rein, c’est SGLT-2. Les SGLT fournissent un transport actif qui nécessite la fourniture d’énergie.
-Les transporteurs passifs : les GLUT (glucose transférase) qui permettent sans dépense d’énergie mais plutôt grâce à
plusieurs glycoprotéines transmembranaires (les perméases)qui vont faciliter l’entrée du glucose dans de très nombreux types cellulaires. Suivant les espèces, les cellules, les organes, les GLUT
sont différentes : la GLUT-1 que l’on retrouve dans presque toutes les cellules animales et qui est prépondérante dans les hématies. Elle a pour rôle principal de faire pénétrer le glucose
lorsque la glycémie (taux de glucose dans le sang circulant) est normale ou basse. La GLUT-2 est prépondérante dans le foie, le pancréas et vont faire entrer le glucose dans la cellule quand la
glycémie est élevée (en période post prandiale, dans les deux heures qui suivent le repas). Cette GLUT-2 n’est pas sensible à l’insuline : ils ne sont pas insulinodépendant. La GLUT-3 se retrouve
prépondérante dans les cellules du cerveau mais on les retrouve à peu près dans toutes les cellules et elle agira surtout quand la glycémie est basse. La GLUT-4 se retrouve principalement dans
les cellules musculaires et dans les adipocytes. Ce sont des cellules où la consommation de glucose est extrêmement importante.
Lors de la digestion alimentaire des glucides, on a trois types d’oses : le
glucose qui provient de l’hydrolyse de glucides, le galactose qui provient de l’hydrolyse du lactose et le
fructose qui provient de l’hydrolyse du saccharose. Ces trois oses vont franchir les cellules de la muqueuse intestinale par différents types de transport.
Le glucose, après avoir traversé la membrane, sera phosphorylé en glucose-6-phosphate. C’est la plaque tournante du métabolisme des glucides.
1) La voie de la glycolyse
Cette voie est une séquence de réactions assurant la transformation du glucose en pyruvate avec pour conséquence la
production d’ATP. Dans la glycolyse, on distingue deux grandes étapes :
1) l’activation de la molécule de glucose qui s’achève lors de l’obtention du glycéraldéhyde –
3-phosphate.
2) période d’oxydoréduction avec formation et conservation de l’énergie sous forme d’ATP qui concerne des étapes où le glycéraldéhyde-3-phosphate se
transforme en pyruvate. Sur le plan cellulaire, cette voie de la glycolyse est complètement cytosolique (extramitochondriale car toutes les enzymes nécessaires à cette oxydation se trouvent dans
le cytoplasme). C’est sûrement une des voies les plus importantes pour un grand nombre de cellules.
La glycolyse est importante dans les cellules cérébrales car seul le glucose passe la barrière céphalo-méningée, dans les globules rouges, dans les
cellules musculaires striées lors d'un effort physique et dans les muscles lisses lorsqu'il y a diminution du passage sanguin (pathologie coronarienne).
Dès son entrée dans la cellule, le glucose est phosphorylé en gluco-6-phosphate.
Le donneur du groupement phosphorylé est l’ATP.
Dans l’absolu, cette réaction est irréversibles dans les conditions
physiologiques. Elle est catalysée par deux groupes d’enzymes qui appartiennent aux kinases : l’hexokinases (qui concernent les sucres en C6) et la glucokinase (spécifique du substrat). Dans la
plupart des tissus, la réaction utilise l’hexokinase. Elle est capable de phosphoryler divers hexoses (fructose, glucose, malose). Dans le foie, on a l’action simultanée des deux enzymes. La
glucokinase phosphoryle le glucose à une vitesse beaucoup plus grande que l’hexokinase. Son activité ne semble pas affectée par des variations des conditions physiologiques. Cette glucokinase est
sous contrôle hormonal de l'insuline. Le rôle de la glucokinase est d’initier la synthèse de glycogène dans le foie quand la concentration de glucose dans le sang est supérieure au besoin de
l’organisme.
À glycémie normale : hexokinases saturé par son substrat (glucose)
A glycémie haute : hexokinases débordé par son substrar donc la glucokinase prend le relais.
L’isomérisation est une réaction réversible. L’Enzyme qui catalyse cette réaction est la phospho-hexose-isomérase. Ceci en présence de magnésium
seulement.
elle va s’effectuer sur le carbone 1 du fructose et elle nécessite l’apport d’un phosphate par l’ATP. On obtient un
fructose deux fois phosphorylé : la fructose 1-6 biphosphate. C’est une réaction irréversibles catalysée par la pospho-fructo-kinase I : c’est l’étape la plus lente de la glycolyse. C’est donc
l’étape limitante de la glycolyse, elle joue un rôle clé dans la régulation de cette voie.