Vendredi 6 novembre 2009 5 06 /11 /Nov /2009 15:23

Les mammiféres

 

I. définition

 

  • vertébrés pillifére (porte de poil). Poil= phanéres

  • porte de mamelles

  • épiderme non corné (sauf superficiellement).

  • Homéotherme ( température corporelle constante).

  • L'hémimandibule est composé d'un seul os.

 

Deux catégories :

  • les protothériens: le développement de l'embryon se fait avec incubation extra corporelle.

  • Métathériens et euthériens: gestation intra-utérine.

     

II. Tégument

 

1. différentes phanéres

 

  • poil: épidermes= epithelium stratifier et corné superficiellement.

Derme= tissu conjonctif et riche en vaisseau et en corpuscules du tact.

tige= origine épidermique composé de cellules mortes.

Racine= origines épidermiques, partie enfoncé dans le derme.

  • Autres phanéres:

  • cas des cornes: --exclusivement constitué par l'épiderme+ très fortement corné + repose sur une saillie osseuse. Rhinocéros. Nom caduque.

--osseuse= cavicorne (= ruminant), non caduque.

Pleine (cervidé) tombe tous les ans. La partie qui tombe s'appelle bois. On appelle andouillet les ramifications supplémentaires qui s'ajoutent à la croissance.

-cas des griffes et ongles: produits par les téguments de la dernière phalange des doigts et des orteils. Caractéristiques= lame cornée (recouvre la face dorsale)+ repli de l'épiderme doublé d'une partie du derme (--> matrice) + sole (face inférieure de la griffe). Onglont et sabot.

 

2. les glandes tégumentaires.

 

Deux types:

--sudoripares:

-écrines -->sueur

-épocrines--> plus grande que les écrines et toujours associé à un poil; répandre des odeurs caractéristiques de l'espèce.


--Sébacées: sécrète le sébum (acide butirique + lipides).

 

III. Le crâne (complexe)

 

  • réduction des os par fusion.

  • Réduction progressive de la face et accroissement parallèle du neurocrâne --> le telencéphale s'amplifie.

  • Acquisition d'une voûte palatine secondaire. C'est-à-dire : les prémaxillaire +maxillaire+ palatin des reptiles envoient des lames horizontales qui forment le palais.

    Les fosses nasales ne communiquent plus avec la bouche.

  • Articulation du crâne par 2 condyles occipitaux.

  • De chaque côté du crâne, on a une fosse temporale.

  • Chaque branche de la mandibule est formé exclusivement par l'os dentaire.

 

IV. Squelette des membres

 

  • complexité en fonction de l'animal.

  • Modification des pieds :

    -plantigrades: les doigts + métatarse repose sur le sol- station érigée lorsque la face inférieure du pied (la plante)s'applique totalement sur le sol, on parle de plantigradie totale.

    -digigrade: catégorie des marcheurs et coureurs (exemple=chien), il s'appuie sur les doigts.

    -onguligrade: s'appuie que sur la troisième phalange (exemple= cerf, cheval), des autres phalanges sont soit réduites soit disparaisses.

  • Lorsque l'axe du nembre passe par le troisième doigt, on parle de périssodactyles. Et quand il passe entre le troisième est le quatrième doigt on parle de artiodactyles.

 

Adaptation au vol :la chauve-souris.

adaptation à la nage: les cétacés.

 

 

 

V. synthèse des autres caractéristiques distinctifs des mammifères

 

  • musculature faciale.

  • Presence du diaphragme(= septum musculaire) provoque un cloisonnement totale du coelum et la cavité viseral va etre divisé en deux.

  • Le thorax (poumon + coeur) --> organe de l'excretion , digestion- reproduction.

  • Appareil circulatoire complexe --> coeur à quatre cavité.

  • Appareil respiratoire –> poumon structure alveolaire, bronches se ramifient en alvéole.

  • Cerveau: grande proportion des hémisphère cérèbraux et du cervelet.

    Presence de Neopallium (zone du developpement des capacités intellectuelles).

 

V. les dents

 

localisé sur les cinqs os, les 2 pré-maxillaires + 2 maxillaires+ 1 mandibule.

 

-formation:

  1. au stade de l'embryon il y a l'épithélium ectodermique qui prolifère vers le fond et les bourgeons de la dent vont se pédonculiser.

  2. Apparition de la papille dentaire et de l'organe de l'émail (sécrète l'émail).

  3. Le bourgeon s'evase et la papille dentaire se développe.

  4. Formation du sac dentaire, le tout entouré d'un tissu mésodermique.

 

Résultats :

-mammifères homodonfes : toutes les dents sont semblables

-mammifères hétérodonfes : plusieurs types de dents

o incisives = couper

o prémolaires + molaires= broyer

o canines=déchiré


  • monophydontes = une seule denture
  • diphyodontes = deux denture ( lait et adultes)

 

- 4 grands types de dents :

o dents haplodontes = une seule pointe

o bunodonte = elles sont une surface triturante avec des tubercules égaux.

o lophodonte= triturante avec crêtes longitudinales.

o ptychodonde= triturante avec crêtes orientés dans différentes directions

 

-formule dentaire: ensemble des dents de la demi- mâchoire supérieure et inférieure.

Ordre : inscissive – canine – prémolaires – molaire.

 

4 type de catégories selon le régime alimentaire:

o omnivore: lait 2 1 2 0 / 2 1 2 0 = 20 dents

adulte 2 1 2 3 / 2 1 2 3 = 32 dents

 

o carnivore: canines très développées = crocs

3 1 4 2 = 42 dents

3 1 4 3

o rongeur: pas de canine, incisives très développées.

1 0 0 3 = 16 dents

1 0 0 3

o herbivore: pas de canine ou peu développé.

Mouton 0 0 3 3/3 1 3 3 = 32 dents

cheval mâle 3 1 3 3/3 1 3 3 = 40 dents

cheval femelle 3 0 3 3/3 0 3 3 = 36 dents

 

VII. Reproduction

 

critères de classification systématique:on a deux situation


--les monotrènes: ils sont ovipare, dans les trompes et/ou l'uterus,l'oeuf est entouré de protéines avant de sortir, dans ce cas, il est entouré d'une « coquille » cornée (kératine).

Exemple: ornithorynque : incube des oeuf dans un terrier. echidné : oeufs déposés dans un repli de la paroi abdominal appelé marsupium.


--les métathériens et euthériens: l'oeuf se developpe et se fixe dans l'utérus (=nidation). La nidation différée --> l'oeuf reste libre dans l'utérus et/ou les trompes, et se fixe aprés (plusieurs mois).

 

VIII. Systématique

 

  1. sous classe des monotréme ou protothériens

 

Ils ont un bec corné, le crâne posséde un rostre,ovipare, l'homéothermie est imparfaite. Les mamelles sont sans pies ni mamelons, on les trouve en Tasmani et en Australie, on retrouve les echidnés.

 

  1. sous classe des métathériens

 

ils peuvent avoir un marsupium, on les appelle les marsupiaux, ils ont une poche ventrale (marsupium) où se met le petit à sa naissance car sont développement n'est pas terminé. Absence de placenta; on les trouve en Tasmani, Austalie et Amérique du sud. Espèce parfois arboricoles exemple la sarigue.

 

  1. sous classe des euthériens

 

sans marsupium, l'embryon se développe dans l'utérus et se nourri par l'intermédiaire du placenta. Le petit à la naissance ressemble à l'adulte.

 

-ordre des carnivore fissipédes (ex: ours)

-ordre des carnivore pinnipédes (ex: otarie)

-ordre des primates

-ordre des cétacés: les plus evolués car retour à la vie aquatique.

 

a. famille des odontocétes

Nombreuses dents toute identique entre elles, les évents s'ouvrent dorsalement , la face du crâne se prolonge en avant par les maxillaires et les intermaxillaires. Différentes tailles.

-les cachalots (plus de 25m)

- le narval

-le marsoin

-dauphin

 

b. famille des mysticétes

ils ont des dents a l'état embryonnaire, presence de fanons sur la machoire supérieure (= feuille de corne de l'epiderme triangulaire qui pendent verticalement)

-baleine.

-balenoptére.

 

Par Yumiko - Publié dans : biologie animale
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Vendredi 6 novembre 2009 5 06 /11 /Nov /2009 15:12

Ceci est un travail personnel, non corrigé et pas complet.


TP de chimie océanique


L'étude de la chimie océanique nécessité des instruments adaptés pour l'obtention de résultats fiables. Ce TP va donc consisté d'une part à présenter les différents moyens de prélèvements et d'autre part de déterminer la concentration en sodium d'une solution inconnue. Nous établirons ainsi une gamme étalon et utiliserons le principe de la chromatographie ionique.


  1. Méthodes de prélèvements


A] Matériel de prélèvement : description, usage et conditionnement


Lors d’un prélèvement pour apprécier la qualité de l’eau, plusieurs sites peuvent exister sur une même station et se répartir en un ou plusieurs sites de prélèvements d’eau ; s’il y en a plusieurs, ils seront répartis dans la largeur, la longueur ou encore la profondeur.


1°) Prélèvements d’eau de surface


Ce prélèvement peut se réaliser depuis une embarcation légère (au large), depuis un ponton (sur une berge de rivière, dans un port sur la cote). Ce type de prélèvement présente l’avantage de nécessiter qu’un minimum de matériel et est de plus réaliser directement avec le flacon destiné a l’analyse. Dans tout les cas l’agent préleveur devra veillera à prendre certaines précautions afin de minimiser les risques associés à la contamination et de permettre la conservation des échantillons, ceux-ci pourrait être contaminé par un manque de soin dans l’application des techniques d’échantillonnage. Le port de gants en polyéthylène par exemple, et un prélèvement effectué le plus loin possible du support en plongeant le flacon sous la surface font partie de ces précautions.


Mode opératoire :


  • Choisir un flacon correspondant à l’étude souhaitée, par exemple il devra être composé d’un matériau suffisamment inerte pour ne pas interférer avec les constituants de l’eau et ainsi éviter l’adsorption sur sa surface (cas des métaux, s’adsorbant sur le verre).


  • Le flacon est initialement conditionné, rincé par exemple via un double lavage a l’acide nitrique à 10% puis a l’eau pure.


  • On plonge alors le flacon sous la surface, on l’ouvre, le referme. On sort alors le flacon de l’eau on l’agite puis on le vide. On répétera encore cette procédure deux fois.


  • Ensuite on réalise le prélèvement en dessous de la surface (attention la surface stricte est à éviter puisque étant en interface avec l’atmosphère, elle est donc contaminée). Si notre transport a perturbé la sédimentation, il conviendra d’attendre la décantation des particules.


  • On rempli ce flacon complètement (sans bulle d’air), on le referme, puis on l’emballe dans 2 sacs en polyéthylène ou polypropylène par exemple fermés individuellement.


  • Enfin on conserve le flacon à l’obscurité et à faible température pour éviter la prolifération d’espèces bactérienne ou planctonique, ou les réactions chimiques qui pourraient modifier la composition de notre échantillon.


Ce type de prélèvement fait donc intervenir un flacon, qui doit être finement choisi pour correspondre a l’étude souhaiter, ainsi il conviendra d’étudier des paramètres comme le coût, le poids, la contamination, la finesse de l’échantillonnage…


 

2°) Flaconnage


Plusieurs types de flacons sont disponibles, quelques caractéristiques de trois types principaux vous sont données dans le tableau ci-dessous.


 

Type de flacon

Finesse de l'étude

Contamination

Coût

Poids

Fragilité

Verre

Réservé a l'étude des éléments majeurs

Par dissolution de silicates et adsorption de métaux

Faible

Elevé

Matière cassante

Polyéthylène


Convient à toute étude, utilisé pour des études ne nécessitant pas de trop grandes précisions.

Par perméabilité à la vapeur d'eau

Moyen

Faible

Incassable

Téflon


Convient à toute étude, utilisé pour des études fines.

Matériel inerte

Elevé

Faible

Incassable


Ce sont autant de paramètre à intégrer avant toute campagne.

Prenons un exemple, le verre sera judicieux pour une campagne de prélèvement de quelques échantillons prélevés à deux pas du labo pour une étude d’éléments majeurs. Le Téflon sera lui judicieux dans le cas d’un grand échantillonnage a l’étranger pour une étude d’éléments traces.


3°) Conditionnement des différents flacons


Dans tout les cas après un prélèvement, il convient de conserver les échantillons à l’abri de la lumière, à faible température et de réaliser l’analyse le plus tôt possible.

Les échantillons non stabilisés (sans ajout de réactifs) sont instables, l’ajout de ces réactifs s’effectuera dans la limite de l’heure à condition qu’entre temps le flacon soit correctement bouché et placé à l’abri de la lumière. Là encore il y a matière a réflexion, en effet les réactif à additionner (ainsi que ceux utilisé pour le conditionnement d’ailleurs) présentent des qualités différentes et donc donnerons des résultats plus ou moins précis.



4°) Prélèvements d’eau en profondeur


Pour réaliser de tels prélèvements il convient déjà d’utiliser un équipement bien plus conséquent, en effet un navire équipé de treuils, et de grues s’avère indispensable. Pour les prélèvements de profondeur, ceux-ci sont plus récents, on utilisera des bouteilles de type NISKIN ou Go-Flo.


Ces « bouteilles » sont des tubes de PVC recouverts de téflon en interne s’ouvrant aux deux extrémités.

La bouteille Niskin est immergée ouverte à ses deux extrémités et fixé le long d'un câble en acier (Kevlar pour Go-Flo ou encore une simple corde munie d’encoches comme ce fut le cas lors de la manipulation en TP). Dès qu'elle a atteint la profondeur voulue, un "messager" pesant glisse le long du câble depuis la surface jusqu'à la bouteille où il agit sur le mécanisme de fermeture, après quoi la bouteille ainsi hermétiquement fermée peut être remontée à la surface. On pourra récupérer le prélèvement à l’aide de robinets situés de par et d’autre de la bouteille sur ses fermetures.

Le mécanisme de fermeture est un élastique interne ne supportant pas le traitement acide nécessaire à sa décontamination donc ces bouteilles ne sont pas utilisées dans l’étude de métaux –traces, de plus, étant envoyées ouverte les parois internes peuvent être contaminées.


La bouteille Go-Flo est employée lorsqu'il convient de prélever des échantillons non contaminés, par exemple pour des analyses chimiques de traces de métaux dans l'eau de mer. Les bouteilles Go-Flo sont fermées lorsqu'elles sont immergées dans la colonne d'eau et s'ouvrent automatiquement à une profondeur d'une dizaine de mètres.


Plusieurs bouteilles Niskin ou Go-Flo (12 ou 24) peuvent être fixées sur un carrousel, on parle de rosette, qui est alors immergé dans la colonne d'eau conjointement avec un système de mesure CTD. Le mécanisme de fermeture de chaque bouteille est activé par le système CTD aux profondeurs.


 

 

 

 

Le système CTD (conductivité, température, profondeur) est récent (1970). Tandis que le système descend, tous les paramètres sont mesurés en permanence et les résultats des mesures directement transmis à l'ordinateur à bord du navire. Le graphique des résultats obtenus permet aux scientifiques de déterminer à quelle profondeur des échantillons d'eau doivent être prélevés pour l'analyse des processus étudiés. Lorsque le système a atteint la profondeur voulue, les scientifiques décident à quelle profondeur les bouteilles doivent être fermées pendant le trajet de retour vers la surface.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

5°) Prélèvement de sédiments


Pour ces prélèvements deux types de techniques sont disponibles, les bennes et les carottiers. La benne est descendue sur le fond de la mer sous l’action de leur propre masse au bout d'un câble en acier, avec les mâchoires ouvertes. Dès que les mâchoires touchent le fond, le ressort qui maintient les mâchoires ouvertes est relâché, les mâchoires se referment et emprisonnent une quantité de sable ou de sédiments du fond de la mer.

Le carottier à gravité, le carottage s’effectue, par enfoncement du tube dans le sous-sol par gravité, il existe aussi des vibro-carottiers utilisant le principe de la vibration ou de la percussion pour effectuer le carottage. Ces prélèvements sont utilisés à des fins d'analyses chimiques, granulométriques ou encore d'échantillonnage biologique.


 

 

 

 

 

 

B] Traitement des échantillons : filtration, exemple de mesures


1°) Filtration


La filtration consiste à séparer les particules solides ou dissoutes se trouvant dans un liquide. Le volume à filtrer est versé sur un filtre qui laisse passer le liquide et retient les matières solides ou dissoutes. Le liquide ainsi récolté est appelé filtrât, ce que retient le filtre est le résidu. Pour la séparation des substances dissoutes et particulaires il faut un dispositif adapté aux filtres sélectionnés (en général le filtre 0,22 microns est consacré pour permettre des études comparatives avec des laboratoires associés nationaux comme internationaux), aux volumes a filtrer et compatible avec les mesures envisagées (absence de contamination par exemple)

 

a) Filtration par gravité


On utilise pour cela des filtres, généralement en papier, coniques ou plissés, à travers lequel le  liquide s’écoule sous l’action de son propre poids. 

Les filtres papier sont classés par porosité. Les filtres dits ‘lents’ retiennent les très fines particules mais la filtration est alors assez longue tandis que les filtres ‘rapides’ ont une porosité plus grande.


b) Filtration sous vide


Dans ce genre de filtration, beaucoup plus rapide que la filtration par gravité, la pression atmosphérique force le liquide à traverser le filtre.

L'appareillage consiste en un entonnoir Büchner, dont la partie plate est perforée et sur laquelle on place le papier filtre. La tige de l'entonnoir s'insère dans un bouchon qui s'adapte au col d'une fiole à vide dont l'ouverture latérale est reliée à une fiole de garde, elle-même branchée à une trompe à eau ou à une autre source de vide (pompage électrique) par des tuyaux épais en caoutchouc.


 Le montage se compose de :

-         une fiole à vide, de volume supérieur à celui du mélange à filtrer, fermement maintenue par une pince.

-         un joint conique en caoutchouc, assurant l’étanchéité entre le filtre et la fiole

-         un flacon de garde, situé entre la fiole et la trompe à eau, pour empêcher les retours d’eau vers la fiole à vide


Pour l’analyse de traces de substances dissoutes une filtration sur ampoule à décanter muni d’un robinet Téflon est plus judicieuse.

De plus très souvent les volumes à filtrer sont très supérieurs à la capacité de l’entonnoir. On utilisera donc des systèmes de filtration en continu.

2°) Etudes de différentes mesures


a) Mesure du carbone


Les échantillons d'eau de mer sont d’abord azidifié a l’aide d’azide de sodium (NaN3) puis sont ensuite filtrés sur des filtres en fibre de verre préalablement traités au four à 450°C afin d'éliminer toute trace de matière organique. Les filtres sont ensuite récoltés et soumis à des attaques par voie humide (chimique), par voie sèche (température) après quoi on pourra par différentes techniques mesurer la concentration en carbone de l’eau.


b) Mesure de métaux


Les échantillons d'eau de mer sont d’abord acidifié a l’aide d’acide nitrique additionné d’eau pour obtenir un pH de 2 afin que les métaux soient libres et n’adhérent pas aux parois. Puis ces prélèvements sont ensuite filtrés à l’aide de filtres en acétate de cellulose.


C] Préparation d’une Campagne


Biens des considérations sont à prendre en compte pour la réalisation d’une campagne de prélèvements.

Ces considérations dépendent des caractéristiques du projet : objectifs et intérêt scientifique de la mission, opérations prévues (mesures, prélèvements, plongées,…), zone de travail, période, besoins en équipements scientifiques particuliers, effectif et composition de l'équipe scientifique, collaborations internationales, autorisations éventuelles à demander pour travailler dans les eaux de pays étrangers…


La préparation du matériel scientifique peut prendre certain temps, notamment dans le cas des appareils de mesures qu’il faut adapter à la structure du navire. Chaque équipe embarquée prépare son propre matériel : ordinateurs, appareils d'analyse en laboratoire, sondes et capteurs, bouteilles de prélèvement, outillage, pièces de rechange et équipement électronique...


Cette préparation doit être très soigneuse car tout doit être prévu pour faire face à d'éventuels problèmes, pannes ou avaries, sans perte de temps ou de données scientifiques ; l'expérience du travail à la mer est donc un sérieux atout.


 

 

 

 

 

 

 

  1. Mise au point d'un étalonnage sur une chromatographie ionique.

  1. Le principe de la chromatographie ionique


La chromatographie à échange d’ions est un type de chromatographie en phase liquide permettant de séparer des molécules ioniques.


Phase stationnaire :


Les phases stationnaires utilisées en chromatographie à ions sont des résines échangeuses d’ions soit anioniques (pour les échanges de cations), soit cationiques (pour les échanges d’anions).

Avec une phase stationnaire comprenant des cations, les anions progresseront dans la colonne à des vitesses différentes ( selon leur charge, leur taille et leur concentration, ainsi que la nature de la résine et son pH ) et les cations ne seront pas retenus lors de leur parcours dans la colonne .

Eluant :

L'éluant doit être une solution contenant des éléments chargés de la même manière que l'ion que l'on souhaite mesuré, il y aura donc compétions entres les différents ions ce qui aura pour effet de faciliter le passage de l'ion que l'on souhaite étudier car il aura moins d'interaction avec la colonne.

Détection :

Un détecteur de conductivité est souvent utilisé avec ce type de chromatographie vu la nature ionique des échantillons. Le résultat est récupéré sous forme de graphique où on observe des pics représentant les différents ions ayant traversé la colonne. Plus la concentration de l'ion est importante, plus l'aire du pic sera grande. Il est donc facil par des gammes d'étalonnage de déterminer la concentration d'un ion dans un solution.


 

 

  1. préparation des solutions étalons.


On souhaite former à partir de Na2CO3 solide, quatre solution de concentration 25 mg.L-1, 20mg.L-1 15mg.L-1 et 10mg.L-1 . Pour réaliser cela, on pèse une masse de Na2CO3 que l'on dilue dans l'eau à fin d'obtenir une solution de Na2CO3 à 25 mg.L-1. Ensuite, par des dilutions en cascade, on obtiendra les autres concentrations voulues.


On doit donc peser une masse de 14,44 mg de pour avoir une solution de Na2CO3 concentrée à 25 mg.L-1.


  1. Protocole


  • matériels :

  • 1 fiole jaugée de 250 mL

  • 3 fioles jaugées de 50 mL

  • 1 micropipette 10

  • balance


  • produits :

  • Na2CO3

  • eau distillée


  • protocole :


On pèse une masse de 14,44 mg de Na2CO3 et on l'a dissous dans une fiole jaugée de 250 mL avec de l'eau distillée, cette solution est la solution mére S1 de concentration 25 mg.L-1 .

On prélève 40 mL de la solution S1, on les met dans une fiole jaugée de 50 mL puis on rempli jusqu'au trait de jauge avec de l'eau distillée, cette solution est concentrée à 20 mg.L-1, se sera la solution S2.

On prélève 40 mL de la solution S2, on les met dans une fiole jaugée de 50 mL puis on rempli jusqu'au trait de jauge avec de l'eau distillée, cette solution est concentrée à 20 mg.L-1, se sera la solution S3.

On prélève 40 mL de la solution S3, on les met dans une fiole jaugée de 50 mL puis on rempli jusqu'au trait de jauge avec de l'eau distillée, cette solution est concentrée à 20 mg.L-1, se sera la solution S4.



b) expérience


avec la balance, nous pesons 14,44 de Na2CO3 et nous la mettons dans une fiole jaugée de 250 mL afin d'obtenir notre solution mère. Notre masse à peser étant différente de la masse théorique à peser, nous recalculons les concentrations des solutions étalons :


C = (m/V) = (14,44/250.10-3)x4 =


Concentration théorique (mg.L-1)

Concentration réelle (mg.L-1)

0

0

10

14,79

15

18,48

20

23,1

25

28,88

 

Nous travaillerons avec les concentrations réelles afin de déterminer la concentration de la solution inconnue.


  1. Détermination de la concentration en sodium d'un composé inconnu.


La chromatographie ionique nous donne comme valeurs l'aire des pics de Na+ selon les concentrations :


Concentration

Aire des pics

0

0

10

5773720

15

7265476

20

7643923

25

10431373


Ces valeurs nous permettent de tracer une courbe d'étalonnage afin de déterminer la concentration d'une solution de concentration inconnue.



La solution de concentration inconnue forme à la chromatographie un pic de 9340256. Nous pouvons estimer que la concentration de cette solution est comprise entre 20 mg.l-1 et 25mg.l-1.


Nous pouvons calculer la concentration par deux méthodes :

  • graphiquement :



  • par le calcul :


On a un pic de 7265476 pour une concentration de 15mg.l-1 . Et on a un pic de 9340256 pour une concentration inconnue. D'où :

 

(15 x 9340256) / 7265476 =


conclusion :

 

Les différentes méthodes de prélèvements ont selon leur fiabilité et leur précision des coûts plus ou moins élevés comme toute chose actuellement, plus le matériel est fiable, plus il est cher.

La valeur trouvée graphiquement se situe hors de la gamme étalon ce qui nous permet de penser que soit la gamme n'était pas adaptée soit des erreurs de manipulations ont entraînée des écarts entre la valeur réelle et la valeur déterminée.

 


Par Yumiko - Publié dans : science de la terre
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Vendredi 6 novembre 2009 5 06 /11 /Nov /2009 14:56

Les lipides

 

 

Généralités

 

Chez les organismes vivants, les graisses représentent les formes de stockage de l’énergie cellulaire. La structure de base d’un lipide est représenté par des acides gras. Ce sont des hydrocarbures dont les métabolismes vont, par oxydation produire beaucoup d’énergie qui sera utilisée par les cellules. Ces lipides ayant un niveau d’oxydation extrêmement faible, ils représentent les éléments fondamentaux de la structure de base des membranes cellulaires. Les lipides se divisent en plusieurs groupes, notamment entre les lipides simples et les lipides composés. Parmi les lipides simples, on a les acides gras. Ce sont des acides carboxyliques dont la chaîne hydrocarbonée (constituée de carbone et d’hydrogène) est plus ou moins longue. Ils ont pour formule générale (R-COOH). La chaîne est plus ou moins saturée et plus ou moins ramifiée. Certains acides gras peuvent posséder des groupements hydroxyles. Certains, même, possèdent des cycles.

 

A Les lipides simples

 

I Les acides gras

 

Les acides gras saturés à chaîne droite (= non ramifiée):

 

Ce sont les plus répandus et leur formule brute est : CnH2nO2 où n est un nombre paire compris entre 4 et 36, ce qui va exclure des acides gras, l’acide formique (en C1), l’acide acétique (en C2) et l’acide propionique (en C2). La nomenclature : le carbone 1 est celui qui porte le carboxyle, plus on s’en éloigne plus la valeur augmente. Il existe une autre nomenclature basée sur l’alphabet grec : dans ce cas, l’a correspond au carbone 2 et le b est le carbone 3, puis le gamma. Le carbone en bout de chaîne est l’oméga, le précédent est l’oméga-1. La chaîne carbonée a une structure en zig zag, ils possèdent un nom systémique qui permet de connaître le nombre d’atomes de carbone et un nom commun qui représente l’origine de l’acide gras suivant qu’il est végétal ou animal. Ex : l’acide butanoïque =acide butyrique (4 carbones), l’acide décanoïque (10 C) = l’acide caprique (découvert dans le câpre), l’acide hexadécanoïque (16 C) = acide palmitique (issu de l’huile de palme). En règle général, les acides gras dont la chaîne est comprise entre C4 et C10 dérive du lait, entre C12 et C24 ce sont des acides gras que l’on retrouve dans des huiles végétales ou des graisses animales et qui sont à l’origine de la production d’énergie, de C26 à C36, ce sont des cirres qui ont un rôle de structure et ces cirres n’interviennent jamais dans les métabolismes énergétiques

 

Les acides gras saturés à chaîne ramifiée.

 

La majorité sont issus de la bacille de coque, responsable de la tuberculose. Il y a l’acide tuberculostéarique (en C18) = acide 10 méthyl stéarique parce qu’il possède sur le carbone 10, un groupement méthyle. La carbone présent dans le groupement méthyle ne compte pas dans la numérotation des carbones. L’acide mycocérosique est un acide gras à 28 carbones, il porte 4 groupements méthyles. C’est un acide tétra méthyle,2,4,6,8 montanique.

 

Les acides gras insaturés :

 

Nomenclature : ils peuvent être soit monoinsaturés soit poly insaturés. Une insaturation est une double liaison. Dans la majorité des cas, l’insaturation est éthylénique, c’est-à-dire avec deux doubles liaisons exceptionnellement acétylénique (c’est-à-dire avec trois doubles liaisons). On les caractérise par leur nombre d’atomes de carbones, on précise le nombre de doubles liaisons et leur position. Ex : acide oléique : 18 C avec une double liaison entre le carbone 9 et le carbone 10. On peut aussi utiliser l’alphabet grec : oméga -X avec x représentant la position de la dernière double liaison. Ces doubles liaisons permettent d’avoir des isomères par isomérie cis ou trans. L’isomérie cis étant la plus répandue dans la nature et l’isomérie trans étant plus rare mais beaucoup plus stable.

Les acides gras poly insaturés ont une double liaison en général en position 9-10, il n’y a pratiquement jamais de double liaison qui se suivent, il faut au moins trois atomes de carbone entre les doubles liaisons et en général, entre ces doubles liaisons, il y a des radicaux méthyle qui stabilisent la molécule. Exception : acide arachidonique qui comporte 4 doubles liaisons dont la première est au 5, 8, 11, 14). C’est un acide qui n’est pas indispensable parce qu’il est formé à partir de l’acide linoléique qui est indispensable. Cette acide arachidonique est à l’origine de la synthèse d’un nombre important de composés biologiques indispensables. Ces dérivés sont regroupés sous le nom d’éïcosanoïde. Ils ont des propriétés hormonales mais qui se différencient des hormones vrais par le fait qu’ils réagissent, in situ (c’est-à-dire où ils sont formés). Dans cette famille, on retrouve les prostaglandines impliqués dans les processus de réaction inflammatoires, dans la reproduction. On retrouve aussi les leucotriènes qui ont une importance dans les processus inflammatoires allergiques et dans la douleur. Il y a aussi les thromboxanes qui ont une grande importance dans la coagulation et dans la régulation de la pression artérielle.

 

Les acides gras cycliques.

 

D’origine végétale : le plus important est l’acide chaulmoogrique qui est extrait de la graine de chaulmoogra et cette huile a été le seul traitement contre la lèpre. L’acide prostanoïque (d’origine animale) est dérivée de l’acide arachidonique qui se présente sous différentes formes suivant le nombre, la position des doubles liaisons, le nombre et la position des groupements hydroxyles et on distingue plus d’une quinzaine de composés différents regroupés sous le nom de prostaglandines. Toutes les prostaglandines possèdent un cycle entre les carbones C 8 et C 12. On peut observer quelques modifications ® changement de l’activité physiologique. Elle peut même être totalement opposé mais toujours avec le même champ d’application (inflammatoire). L’aspirine ou l’acide acétyl salicilique est un inhibiteur puissant de la synthèse des prostaglandines. C’est l’explication thérapeutique de l’aspirine qui en réalité a une réaction inflammatoire.

 

II Les glycérides :

Sur la plan quantitatif, ce sont les lipides les plus représentés dans la nature et ce sont des esters de glycérol et d’acide gras. Le glycérol est un triol qui possède trois atomes de carbone pour la nomenclature les carbones des extrémités sont des carbones a et le carbone central étant un carbone b. Les fonctions alcools sont primaires quand elle est porté par le carbone a et secondaires quand elle est portée par le carbone b. Elle peut être estérifiée trois fois. La nomenclature dépend du nombre d’acides gras et aussi de la position de l’estérification. On distingue les glycérides homogènes dont le plus connu est le triglycéride qui est estérifié par trois acides gras de même type et des glycérides hétérogènes : soit pas totalement estérifiés sur les trois fonction alcool, soit estérifié sur les trois fonctions alcools par des acides gras différents. Si une seul estérification, on parle de mono glycéride, si 2, c’est un di glycéride et si 3, c’est un triglycéride. Les mono et les di glycérides sont hétérogènes. Pour les triglycérides, l’estérification se fait en a ou en b ® a ou b mono glycéride. Pour les di glycérides, on peut estérifier sur les deux carbones a ou sur une a et sur une b ® a a di glycéride ou a b di glycéride.

Configuration spatiale de ces glycérides. A l’état liquide, on admet que la structure d’un triglycéride est formé d’un angle de 120°, configuration confirmé par celle du glycérol. Quand on effectue une étude par diffraction aux rayons X, le glycéride a une structure en diapason par plan.

 

Les sérides

 

Ce sont des esters d’acides gras à longue chaîne saturée ou insaturée dont le nombre d’atomes de carbone est compris entre 16 et 36. Cette estérification se fait avec des alcools qui ont également de longues chaînes comprises entre 16 carbones et 30 carbones. Ces sérides sont des lipides constitutifs des cirres animales et végétales. On retrouve dans ces sérides, le palamitate de tri-anco-tannol qui est l’élément constitutif de la cire d’abeille. Le point de fusion de ces cires sont toujours supérieur à 40°C donc toujours a l’état solide, elles sont insolubles dans l’eau donc elles ont un rôle de protection. Certaines glandes de la peau des vertébrés sécrètent des cires dans un but de protection de la chevelure, de la peau (sébum = séride sécrété par les glandes sébacées). Les oiseaux sécrètent de la cire qui leur permet d’imperméabiliser leur plumage, les végétaux aussi puisque leurs feuilles sont recouvertes d’une cire brillante qui les protège de l’évaporation de l’eau. Toutes ces cirres biologiques ont trouvé une grande variété d’application dans les industries cosmétiques et pharmaceutiques. Les pommades toutes à base de lanoline (récupérée de la laine des agneaux) ou à partir de la spermaceti (huile récupérée de la masse graisseuse de la tête des cachalots).

 

Les stérides :

 

Ce sont des esters d’acides gras et d’un alcool de type particulier. Cet alcool possède un noyau stérol (ou stéroïde). Sa structure est de type cyclopentanopérhydrophénantrénique : il possède deux noyaux stéroïdes (benzéniques) juxtaposés + cycle à 5 carbones + un noyau phénol + double liaison entre le C5 et le C6 et la fonction alcool est portée sur le C3. Ce cycle est le cycle de base pour la presque totalité des hormones. Ce noyau stéroïde peut être plus ou moins alkylé (avec plus ou moins de groupements méthyle), c’est une des structures de base des glutamines liposolubles. Ce sont des molécules qui sont chimiquement très actives. Parmi les nombreux stérols, le plus connu est le cholestérol à 27 atomes de carbones et la fonction alcool est estérifié par un acide gras pour donner un stéride qui est un lipide vrai. Dans la majorité des cas, l’acide gras entrant dans cette estérification est l’acide oléique, puis l’acide stéarique et l’acide palmitique. Seul le cholestérol estérifié est un stéride, quand il n’est pas estérifié, c’est un alcool, c’est alors un cholestérol libre.

 

B. Les lipides complexes

 

Généralités :

 

C’est un lipide simple qui possède dans sa structure un atome de phosphore ou un atome de soufre ou encore un atome d’azote et surtout des molécules d’oses. Les lipides complexes sont des structures chimiques importantes de part leur rôle dans le métabolisme intermédiaire pour les cellules des organes nobles (comme le cerveau et le foie). Par contre, ils n’ont aucun rôle énergétique. Ils peuvent rentrer en combinaison sous forme d’une liaison alcool-alcool ® éther ou sous forme d’une liaison acide alcool par une estérification.

 

Les glycérophospholipides

 

Ils dérivent tous de l’acide phosphatidique qui vient d’un glycérol dont l’une des fonctions a est estérifiée par un acide phosphorique sur un carbone a. Sur le carbone b, il y a fixation d’acide gras sur l’acide phosphatidique pour obtenir un glycérophospholipide.

 

Les phosphatidylcholines

 

= Les lécithines : dans jaune d’œuf, dans les poumons des embryons et c’est l’apparition des lécithines qui permet d’apprécier la maturation pulmonaire. Ce genre de dosage permet au médecin un accouchement prématuré.

La seconde fonction de l’acide phosphatidique est estérifiée par un alcool. Dans la majorité des cas, les autres fonctions alcools du glycérol sont estérifiées par un acide gras saturé en a et par un acide gras insaturé en b : ce sont les chaîne R1 et R2. Dans deux cas précis, 1) les plasmalogènes qui représentent un certain nombre de lipides cardiaques 2) le facteur d’activation des plaquettes, les deux fonctions alcools ou une des fonction alcool du glycérol sont rattachées à des acides gras par une liaison éther. Le facteur d’activation des plaquettes est un glycérophospholipide à propriétés hormonales. Il est sécrété par des globules blancs : les basophiles qui stimuleront l’agrégation des plaquettes et ce sont ces plaquettes qui vont jouer un rôle croissant dans les processus inflammatoires et dans la réaction allergique.

 

Les phosphatidylinositides

 

la structure de base est toujours celle de l’acide phosphatidique mais l’acide phosphorique est estérifié par un inositol. Ce sont eux aussi, des lipides membranaires qui ont un rôle de messager dans la transmission de certains influx nerveux.

 

Les sphingolipides

 

la structure de base des sphingolipides est un alcool, la sphingosine. Ils se caractérisent par la présence d’une fonction amine qui sera engagée dans une liaison amide avec un acide gras en C18. Il se différencie donc des autres par le fait qu’il est engagée par une liaison amide (pas ester, ni éther).

Les céramides : ce sont les plus simples. La sphingosine se présente sous la forme d’alcool primaire et la fonction amide toujours saturée est sur le carbone 2 et la fonction alcool primaire reste toujours libre. Ces céramides ont un rôle biologique important en tant que second messager dans le processus de mort cellulaire (=apoptose). Ceci se fait sous l’action d’une phospholipase C.

Les sphyngomyélines : se différencient des céramides par le fait que la fonction alcool primaire de la sphingosine est estérifiée par une phosphocholine. Ce sont les représentants les plus abondants du tissu nerveux et de la gaine de myéline. L’acide gras impliqué dans la liaison amide est un acide gras saturé ou mono insaturé entre C16 et C24.

Les glycosphingolipides : ce sont des glycolipides neutres. La sphingosine est substituée sur la fonction alcool primaire soit par un ose ® groupe des cérébrosides, soit par une chaîne oligosaccharidique ® groupe des gangliosides. Dans les deux populations, l’acide gras impliqué dans la liaison est un acide gras saturé entre 22 et 24 atomes de carbones.

Les propriétés biologiques des sphingolipides : les sphingolipides jouent un rôle majeur dans le processus de reconnaissance cellulaire. Les glycosphingolipides sont les déterminants des groupes sanguins A, B et O. Les membranes du système nerveux contiennent environ une quinzaine de gangliosides différents et pour la majorité d’entre eux, la fonction spécifique est encore inconnue. Par contre, leur absence est à l’origine de nombreuses maladies génétiques humaines graves.

 

C Les vitamines liposolubles

 

Ce sont des molécules hydrophobes apolaires, insolubles dans l’eau, et elles dérivent toutes d’une structure commune, d’une structure isoprénique (5 carbones présentant deux doubles liaisons conjuguées). Il existe 4 vitamines liposolubles : A,D E et K.

La vitamine A = rétinol : elle intervient dans les processus de reproduction et favorise la sécrétion de mucus mais son rôle le plus important est son activité dans les processus de vision crépusculaire. Au niveau de l arétine, le rétinol est oxydé en un composé supérieur : le rétinal qui est un aldéhyde qui intervient dans la vision crépusculaire. Le rétinol est apporté par l’alimentation, il n’est pas synthétisé par l’organisme et c’est la carotte qui est le plus riche en b carotène qui est le précurseur du rétinol. La vitamine A possède en plus des propriétés antioxydantes puissantes donc utilisé dans de nombreux produits anti-rides.

La vitamine D  = cholécalciférol : c’est une vitamine indispensable pour les animaux non exposés aux rayonnements lumineux car c’est sous l’influence de rayons UV du soleil que le cholestérol de la peau est transformé en pro vitamine D3 (=pro-hormone qui sous l’action d’enzymes hépatiques permet la transformation en di hydro cholécalciférol). Cette hormone intervient dans le métabolisme phosphocalcique, c’est-à-dire la formation de l’os en régulant à la fois l’absorption intestinale du calcium et sa fixation au niveau des os. La carence en vitamine D aboutit au rachitisme.

La vitamine E : c’est l’a tocophérol : elle appartient aussi au groupe de substances anti-oxydantes, elle peut agir en inhibant la plupart des radicaux libres qui apparaissent lors de la réaction inflammatoire et, en particulier, ceux créés par les brûlures dues aux rayonnements solaires. C’est, en plus, le constituant de la plupart des boîtes de conserve ou elle empêche l’oxydation et améliore la conservation. Elle est présente dans les huiles végétales, les œufs et les germes de blé.

La vitamine K : dérivé du coumarol : elle a des propriétés coagulantes et elle représentait la traitement idéal de l’hémophilie (il y a quelques décennies). Présente dans le légume vert, le germe de blé mais notre flore intestinale, par l’intermédiaire des bactéries qui l’héberge, la synthèse de vitamine K endogène est largement suffisante pour qu’elle ne soit pas nécessaire à notre alimentation.

 

Les propriétés des lipides

 

Les propriétés physiques :

Les lipides sont insolubles dans l’eau mais ils sont solubles dans des solvants organiques : le benzène et le chloroforme (non miscibles à l’eau = composé apolaires hydrophobes). Plus la chaîne hydrocarbonée est longue, plus ils sont apolaires. La présence de cycle, comme dans le cholestérol augmente l’insolubilité dans l’eau, inversement, la présence d’un groupement ionisable tel qu’un hydroxyle phénolique et la présence d’un carboxyle, d’une fonction amine primaire, quaternaire, va augmenter la polarité de ces lipides. On peut dire que, pour certains d’entre eux, ils sont solubles, à la fois dans l’eau et dans les composés organiques non miscibles à l’eau : ils sont alors amphiphiles. Quand acide gras substitué avec beaucoup de molécules d’oses ® oses d’un coté et partie acide gras de l’autre côté. La présence de doubles liaisons augmentent la solubilité dans l’eau et un nombre de carbone égale, les acides gras insaturés sont plus polaires que les acides gras saturés. L’isomérie cis est plus polaire que les isomères trans qui sont plus stables. Pour les glycérides, leur solubilité dépend du nombre d’acides gras et de leur nature. Les a mono glycéride sont plus polaires que les di glycérides, eux-mêmes étant plus polaires que les tri glycérides. De manière générale, à la température corporelle, les acides gras sont liquides si la chaîne hydrogénocarbonée est inférieure à 10 carbones, au-delà ils deviennent solides. La présence d’insaturations dans les acides gras diminue le point de fusion, même avec le même nombre d’atomes de carbone. Le point d’ébullition augmente avec le nombre de carbone mais avec le nombre d’insaturation ne fait pas bouger le point d’ébullition.

 

Les propriétés chimiques :

Les propriétés vont dépendre de la présence ou non de groupement carboxyle et de la présence ou non des doubles liaisons. Pour les acides gras, la présence d’une fonction carboxylique permet l’obtention d’un sel alcalin et on obtient un savon :

 

(CH3-(CH2)n-COOH + NaOH ® CH3-(CH2)n - CONa + eau.

 

On peut avoir une hydrolyse chimique des tri glycérides : elle va porter sur les liaisons esters par un traitement acide avec un acide dilué, soit par un traitement alcalin à chaud. Le traitement par l’acide sulfurique dilué conduit à la formation d’un glycérol et de trois acides gras. Si on traite le tri glycérides par la potasse ou par la soude, on obtiendra un stérol et trois savons = réaction de saponification.

Propriétés liées à la présence de doubles liaisons : lorsqu’il y a des doubles liaisons , on peut effectuer des réductions. L’hydrogénation d’acides gras insaturés peut se faire par hydrolyse chimique ou enzymatique® aboutit à l’acide saturé. On peut oxyder une double liaison. L’oxydation des acides gras insaturés se déroule spontanément, à l’aire et les cellules en cis génèrent une odeur de rance et ils produisent, en même temps des produits toxiques dont la plupart sont cancérigènes. Plus la température s’élève, plus le procédé est important ® formation d’époxy. Ne pas utiliser pour la friture des huiles insaturés et pour les huiles saturés, ne pas les utiliser trop longtemps.

 

 

L’importance biologique des lipides

 

Ce sont des éléments des signaux intracellulaires. Aussi bien, dans la circulation qu’à l’intérieure des cellules, il existe de nombreuses enzymes capables de dégrader les structures lipidiques et la conséquence de cette hydrolyse des sphingomyléine est la fabrication d’un céramide qui va engendrer l’apoptose de la cellule. En premier lieu, l’hydrolyse de la phosphatidyl inositil : 4 enzymes en sont capables : la phospholipase A1 qui va hydrolyser la fonction ester par le carbone a, la phospholipase A2 va hydrolyser la liaison ester sur l’alcool en b, la phospholipase C va hydrolyser la liaison entre l’alcool du glycérol et l’acide phosphorique ® libération d’un di acyl glycérol et d’un inositolphosphate ; la phospholipase D va hydrolyser l’inositol pour libérer phosphodiacylglycérol.

Phospholipase C : sous l’action d’un second messager, elle va entrer dans une cellule grâce à un transport membranaire actif. Cette hormone va activer la phospholipase C qui va alors hydroxyler le phosphotidylinosityl avec formation de diacylglycérol (DAG) et inositol phosphate. Le DAG a une propriété : il active une protéine kinase et cette protéine kinase activée va permettre la phosphorylation de deux types d’enzymes antagonistes : les enzymes E1 et E2. Quand l’un est phosphorylé, il devient actif, l’autre une fois phosphorylé est inactif. La dégradation du glycogène dépend de la dégradation des lipides.

Le second grand rôle est un rôle en tant qu’élément de réserve. Les lipides sont les constituants fondamentaux des tissus adipeux (tissu où le métabolisme est très actif, où se déroule la synthèse des acides gras, lipides…). Ce tissu est une excellente réserve d’énergie pour l’organisme. En plus, comme les lipides sont hydrophobes, l’organisme peut les stocker à l’infini et peut stocker la masse de tissu adipeux parce qu’il n’y a aucun problème de pression osmotique. C’est l’inverse avec le polysaccharide : on ne peut pas mettre en réserve car on risque un éclatement des membranes. La masse de tissu adipeux peut atteindre une 100n de kg. Une masse de tissu adipeux de 20 kg peut assurer les besoins énergétiques pendant plusieurs mois alors que pour les lipides seulement une journée. Ce système est mis à profit pour les animaux hibernant. Les couches de tissu adipeux permettent une isolation du froid. Ils servent aussi d’éléments de structures.

Ils ont un rôle en élément de structure : ils sont capables de s’associer en structure très organisée et en fonction de la surface représentée par la partie hydrophile et la partie hydrophobe, trois types de structures différentes sont possibles. En premier lieu, formation de micelles : ces micelles se forment quand la surface hydrophile est plus grande que la partie hydrophobe, c’est la cas des b-monoglycéride qui possèdent deux zones hydrophiles pour une seule zone hydrophobe. La zone hydrophile est située à la périphérie de la micelle alors que la zone hydrophobe se trouve à l’intérieur de la micelle de façon à éviter tous contact avec l’eau. Elles se présentent sous forme de sphère. Autre structure : la bicouche se forme quand les deux surfaces (hydrophile et hydrophobes) sont égales. Les zones hydrophiles sont de part et d’autre d’une couche hydrophobe. C’est le cas des insositides, des lécithines et des phosphatidines. La troisièmes structure : les liposomes, on ne les retrouve pas dans la nature ; ils ne sont fabriqués que par l’homme. C’est l’équivalent d’une bicouche qui s’enroule jusqu’à former une sphère et les parties hydrophiles sont donc à la fois à l’extérieur et à l’intérieur. C’est une structure intéressante en cosmétologie car elle permet d’apporter une substance hydrophile dissoute à l’intérieur du liposome.

La digestion des lipides

La cellule tire une partie de son énergie à partir de l’oxydation des acide gras. Ces acides gras ont trois origines possible. D’une part, les graisses apportées par l’alimentation, d’autre part, les graisses stockées par la cellule et enfin les graisses qui sont transportées d’un organe à un autre. Parmi les acides gras, seuls ce qui ont entre 12 et 24 carbones sont capables de fournir de l’énergie. Dans les pays industrialisés, l’alimentation contient 40 % de lipides, dont 80 % sont des tri glycérides. Ces tri glycérides sont le substrat idéal pour produire de l’énergie donc la première étape sera celle de la transformation du tri glycéride en acide gras. Dans des cellules spécialisées, ces acides gras seront ensuite dégradés par maillon de deux carbones, ce qui aboutira à la formation d’énergie grâce à la synthèse de coenzymes réduits à NAD ou FAD et surtout à la formation d’acétyl coenzyme A. Cet acétyl coenzyme A a plusieurs devenir : soit, il sera totalement transformé en CO2 et H2O par l’intermédiaire du cycle de Krebs qui nécessite la présence d’un substrat : l’oxaloacétate qui n’est fournie que par le métabolisme des glucides, soit, il y aura la resynthèse de nouveaux lipides ou de lipides plus complexes pour alimenter des structure cellulaires. La troisième voie possible est la fabrication de corps cétoniques qui ont un pouvoir énergétique non négligeable. Un problème : un lipide est insoluble dans l’eau, quand il doit être transporté de l’intestin vers un organe, il y a de l’eau. Comment vont être transporté ces acides gras dans la circulation sanguine? On utilise comme transporteur, les lipoprotéines. Il existe 4 types de lipoprotéines qui vont de la moins dense à la plus dense : le chylomicron qui est la plus légère (= moins dense), VLDL, LDL et le HDL. Ce sont ces quatre lipoprotéines qui se chargeront du transport.

La digestion intestinale : quand on ingère des lipides, à la sortie de l’estomac arrivent les sécrétions pancréatiques qui contiennent une enzyme particulière : la lipase pancréatique qui attaque les tri glycérides au niveau des liaisons a. Ceci aboutit à la formation de deux acides gras et d’un b-mono glycéride. Les b-mono glycérides seront ensuite isomérisés en a, et de ce fait, hydrolysés par la lipase pancréatique ce qui aboutira à la production de glycérol et d’acides gras. Le cholestérol est présent dans toutes nos structure cellulaires : il peut être libre (surtout dans les membranes) et il peut être estérifié (principalement dans les cytoplasmes). Sous l’action de cette lipase pancréatique, le cholestérol estérifié est hydrolysé en cholestérol libre et en acides gras et seulement 10 % du cholestérol alimentaire sera réabsorbé par la muqueuse intestinale. Ce transfert est effectué par un transporteur spécifique dérivé du stanol, que l’on ajoute à certaines matières grasses. Ce sont des alicaments (médicaments alimentaires) qui saturent le transporteur du cholestérol et vont donc empêcher la réabsorption du cholestérol. Si on sature le transporteur, le cholestérol n’est plus réabsorbé. Une petite quantité de ces stanols vont malgré tout pénétrer avec les transporteurs dans la circulation sanguine pour séjourner dans l’organisme or, il n’existe aucune voie métabolique pour détruire les stanols. Donc, en réalité on accumule des stanols que ne sont jamais éliminé et personne ne sait si, à long terme ça ne produira pas des dommages graves.

 

L’absorption intestinale. Les acides gras libres et les b mono glycérides étant insolubles dans l’eau ne pourront pas passer dans la circulation tel qu’elle : ils seront solubilisés par une micelle qui provient de la bile dont la sécrétion de fait au niveau hépatique (les sels biliaires). La micelle formée peut solubiliser des acides gras en constituant une micelle mixte absorbée en bloc au niveau du jéjunum.

 

Le métabolisme anthérocytaire des triglycérides

L’anthérocyte est la cellule qui borde l’intestin. Dans l’anthérocyte, le triglycéride qui vient d’être dégradé va être reconstitué par deux voies différentes : 1) la voie majeure des b mono glycéride (des b MG) et par la voie mineure.

Þ la voie des b MG

C’est une voie assez simple : pour refaire un tri glycéride, il faut estérifier deux acides gras sur les fonctions alcools a du bMG. Cette réaction nécessite la consommation d’énergie apportée par l’ATP et la réaction est catalysée par la triglycéride synthétase.

Þ la voie mineure : elle va faire intervenir tous les acides gras qui ont été réabsorbé et qui n’ont pas pu emprunter la voie des bMG. C’est-à-dire qu’on se retrouve avec des acides gras seuls, donc il va falloir resynthétiser le b mono glycéride, il va donc former un glycérol et pour cela il faut obtenir un glycéraldéhyde 3P qui va provenir de la dégradation du glucose par la voie anaérobie. En effet, le glycérol obtenu par la digestion est passé rapidement dans la cellule, puis dans la circulation sanguine et le temps qu’il arrive au foie pour former du glycogène, les micelles ne sont pas encore arriver dans les cellules intestinales. C’est donc à partir de nouvelles molécules de glycéraldéhyde 3P qui proviennent du glucose qu’il y aura reformation du triglycéride et de glycérol. Il faut trois ATP, 3 coenzymes A pour fixer les trois acides gras sur le glycéraldéhyde phosphate. La digestion des lipides nécessite donc beaucoup d’énergie, c’est un processus lent c’est pourquoi la digestion des matières grasses est lente et difficile.

 

 

Métabolisme du chylomicron

La synthèse : dans l’intestin la lipoprotéine chargée de transporter les lipides dans le sang porte le nom de chylomicron. Comme toutes les lipoprotéines, il est constitué à la périphérie de molécules amphiphiles auxquelles s’associent à des protéines : les apoprotéines. A la surface du chylomicron, les apoprotéines sont de plusieurs types, la plus importante étant l’apo E qui permet l’endocytose rapide de ces particules au niveau de la cellule hépatique. Au centre du chylomicron, on retrouve les triglycérides qui viennent d’être reconstitués. Ces triglycérides contiennent donc les acides gras alimentaires mélangés à toute petite fraction de cholestérol estérifié. Et ces triglycérides passent dans la circulation général et on ne les retrouve qu’au moment de la période post randiale.

Son catabolisme est beaucoup plus rapide puisque sa demi-vie sanguine est d’environ 1 heure. C’est une hydrolyse des tri glycérides sous l’action d’une lipoprotéine lipase qui est présente à la surface de tous les vaisseaux de l’organisme. Elle est activée par l’héparine mais sa synthèse est largement augmentée par l’insuline. L’insuline est principalement sécrétée pendant la phase de la digestion, ce qui explique la courte demi-vie du chylomicron. Comment va agit cette lipoprotéine lipase? C’est une enzyme membranaire et c’est le chylomicron qui doit se fixer sur l’enzyme et non pas l’inverse comme cela se produit dans la plupart des réactions. Cette fixation va être réalisée grâce à la présence sur la surface du chylomicron d’une autre apolipoprotéine : l’apo CII. Plus le temps passe et plus le chylomicron va s’enrichir en apo CII qui va s’échanger avec les HDL. On va assister à une hydrolyse progressive du chylomicron qui deviendra de plus en plus petit et il va changer de nom, son reste sera nommé remnant. Les acides gras issus de cette hydrolyse vont se fixer sur l’albumine et c’est l’albumine qui les transportera jusqu’aux tissus. Ce remnant va posséder à sa surface une grande quantité d’apo E qui sera captée par des récepteurs spécifiques qui vont provoquer une endocytose. Et rapidement ce remnant sera dégradé dans les cellules hépatiques sous l’action de la lipoprotéine lipase et la dégradation des triglycérides restants se fera in situ dans le foie. Ceci est vrai pour 90 % du remnant, les 10 % restant seront dégradés par le système réticulo-endothéliales par les macrophages.

 

Le métabolisme des VLDH

Ils ne sont formés au niveau du foie qu’en dehors des périodes post tranguiale, le rôle de ces VLDL est d’apporter des acides gras aux différentes cellules de l’organisme qui consomment de l’énergie (muscle squelettique, cardiaque). Elles possèdent à l’intérieur des lipides hydrophobes comme les cholestérols estérifiés que le foie a synthétisé. À sa surface, on trouve des lipides amphiphatiques : les cholestérols libres, les phospholipides et des protéines. Ces protéines sont l’apo B100 en grande quantité et l’apo E en faible quantité. On y trouve aussi un petit peu d’Apo CII. Comme on est à des périodes loin des repas, l’insuline est basse et de ce fait, la lipoprotéine lipase extrahépatique est peu active et peu nombreuse à la surface des vaisseaux. Dans la circulation général, la VLDL va s’enrichir en Apo CII par échange avec la HDL. Comme l’activité de la lipoprotéine lipase est faible, la demi vie du VLDL va être beaucoup plus longue que celle du chylomicron. Et, de ce fait, la VLDL va subir l’action d’une enzyme circulante : la LCAT (lécithine cholestérol acyl transférase), cette LCAT est capable d’hydrolyser un acide gras d’une lécithine et de le transférer sur la fonction alcool du cholestérol libre. Il en résulte donc la formation d’une lysolécithine et de cholestérol estérifié. On aboutit donc à une particule qui a perdu des tri glycérides, qui s’est fortement enrichie de cholestérol estérifié et qui a acquis une nouvelle densité intermédiaire et le VLDL devient une IDL (intermédiaire) qui sera catabolisé. Comme cette IDL est très pauvre en Apo E, elle ne sera pas dégradée dans le foie. En grande majorité, elle continue à être délipidée par la lipoprotéine lipase extrahépatique et au bout d’un moment, on obtient une particule qui ne contient que presque plus que du cholestérol estérifié. Quand sa densité à chuté, l’IDL devient la LDL.

Il existe aussi une voie mineure : c’est l’endocytose du système réticuloendothéliale par les macrophages.

Les LDL ont un catabolisme exclusivement extracellulaire qui a lieu au niveau des myocytes (cellules musculaires). Cette réaction est le résultat d’une endocytose avec un recyclage du récepteur. L’endocytose se fait au niveau des cellules musculaires car le myocyte possède des récepteurs spécifiques capables de reconnaître la lipoprotéine B100 pour que le LDL soit endocyté. Le cholestérol estérifié de la LDL va être hydrolysé au niveau des lysosomes et va donc redonner du cholestérol libre qui gagnera la membrane du myocyte pour être relargué. En ce qui concerne la partie protéique du LDL, elle sera entièrement dégradée en acides aminés. Qu’elles vont être les processus de régulation du cholestérol intra cellulaire? Il va y avoir une inhibition de la synthèse et du turn-over des récepteurs au LDL. Les conséquences de cette inhibition sont 1) de freiner la pénétration du cholestérol circulant c’est-à-dire de freiner l’absorption des LDL 2) inhibition d’une enzyme, l’hydroxy méthyle glutaryl coenzyme A (HMG CoA) qui est l’enzyme clé du métabolisme du cholestérol 3) activation d’une enzyme cellulaire cytoplasmique, l’acyl cholestérol acyl transférase (ACAT) ; elle est capable d’estérifier le cholestérol libre sous forme d’oléate, de stéarate ou de palmitate.

 

Le métabolisme des HDL

Ce sont les plus petites et les plus denses de lipoprotéines. Elles sont synthétisées en permanence par le foie et par les intestins. A leur surface on retrouve deux lipoprotéine essentielles : l’apo A1 et l’apo C2. Lors de sa synthèse, cet HDL ne contient pratiquement pas de lipides hydrophobes, elle ressemble à un tube plus ou moins aplatie. Dans la circulation sanguine, elle va rencontrer les cholestérols libres donc elle va, progressivement s’enrichir en cholestérol. Puis elle va rencontrer la LCAT qui à partir de la lécithine va permettre un enrichissement de cholestérol estérifié  --> arrondissement des HDL. Au contact, des chylomicrons et des VLDL elle va changer son apo CII en Apo E donc elle va avoir une quantité d’apo E suffisante pour être captée par les cellules hépatiques. Dans l’hépatocyte, le cholestérol estérifié des HDL va être transformé en acides biliaires puis en sels biliaires qui seront donc excrétés par la bile et qui vont permettre de solubiliser les b-mono glycérides et les acides gras en formant des micelles.

 

Le cholestérol :

Il existe deux grands groupes de lipoprotéines qu’on peut classer : celles qui contiennent l’apo B (VLDL, LDL et chylomicrons) et celles qui contiennent les apo A I (HDL). Deux sont riches en cholestérols estérifiés (HDL et LDL) pour le LDL, ça dépend des photorécepteurs aux apo b100, si la concentration augmente, les LDL vont s’accumuler dans la circulation sanguine pour être dégradés par le système réticulo endoplasmique. Ces macrophages gorgés de lipides deviennent des cellules spumeuses et ces cellules ont la particularité de s’associer aux plaquettes pour former des caillots d’où le risque de thrombus dans le cas d’hypercholestéromie. Ils sont à l’origine de la quasi-majorité des accidents cardiovasculaires. La dégradation des cholestérols estérifiés des HDL est relativement rapide. Cette dégradation ne dépend que de la quantité d’Apo E à la surface du HDL mais cette quantité n’est pas limitée, et son catabolisme conduit à la formation de sels biliaires qui sont soit utilisé, soit éliminé par la bile. Le cholestérol des LDL est le mauvais cholestérol. Il est important d’identifier et de doser le cholestérol HDL et le cholestérol LDL. Plus le rapport apo AI /apo B augmente, plus on se porte bien, à l’inverse, les risques augmentent.

 

La dégradation des acides gras :

 

Les acides gras proviennent de la dégradation des tri glycérides alimentaires. Ils seront dégradés dans des cellules spécialisés dans les cellules du muscle, du myocarde,et du foie. Il existe de légères différences selon que l’acide gras est saturé ou insaturé ou à nombre paire ou impaire de carbones.

 

Les acide gras saturés à nombre paire de C. cette dégradation va se faire par oxydation sur la c b : c’est la voie de b oxydation = hélice de Lynen. Il y a d’abord, l’activation de l’acide gras . Cette acide gras va être donc activé en deux étapes distinctes. La première étape va se faire avec l’adénylate lyase et c’est une réaction irréversible. Cette réaction nécessite de l’énergie apportée par l’ATP et l’acide gras va donner une molécule d’acyl adénylate et une molécule de pyrophosphate. Cette première partie se déroule dans le cytoplasme. Dans la seconde partie de cette réaction, les produits formés vont réagir avec du CoA par l’action de la pyrophosphatase. C’est une réaction irréversible. Le bilan de cette réaction est la formation d’u acyl coA, de deux Pi (ou pyrophosphate) et d’un AMP. A cet endroit, il n’y a pas assez d’énergie pour que les deux pyrophosphates refassent un ATP mais dans une troisième réaction ATP + AMP --> 2 ADP. Cette réaction produit donc une enzyme correspondant à 10 Kcal alors que la fixation du Co A sur l’acide gras ne nécessite que 7 Kcal. Il existe donc un excédent d’énergie qui se retrouve dans l’acyl Coa activé. A partir de cette étape, plus aucune réaction n esa fait dans le cytoplasme. Tous le matériel nécessite à cette réaction se trouve dans la mitochondrie et l’acyl CoA va pénétrer dans cette mitochondrie. Problème : l’acyl co enzyme A ne peut traverser seul la membrane de la mitochondries. Il va donc y avoir une étape intermédiaire avec formation d’un composé : la carnitine. Dans le cytoplasme, l’racyl co A se fixe sur la carnitine pour former de l’acyl carnitine libérant ce co A qui pourra recommencer à travailler. L’Enzyme qui réalise cette réaction est une enzyme membranaire de la mitochondrie : l’acyl carnityl transférase. Une fois la membrane traversée, production de la réaction inverse, la carnitine va rencontrer l’acyl coA. Ces dernières réactions sont réversibles et la constante d’équilibre est égale à 1. Chacune de ces réactions n’est donc commandé que par la loi d’action de masse : c’est-à-dire que seule la quantité des réactifs influe sur la réaction. Le facteur limitant est la concentration en Co enzyme A mitochondriale.

La b oxydation : cette dégradation va se faire par élimination successive de fragment de deux carbones jusqu’à obtenir un dernier fragment comportant deux carbones. Dans la première étape, l’acyl co enzyme A avec une oxydoréductase va être oxydé. Cette enzyme fonctionne avec la coez FAD. Le produit de cette réaction est un trans déhydro acyl coez A. c’est une réaction réversible. La deuxième réaction aussi réversible, est faite par une hydratase stéréospécifique, c’est-à-dire qu’elle est capable de fixer une molécule d’eau sur une molécule trans de part et d’autre de la double liaison , on obtient alors un b hydroxy acyl co enzyme a. L’étape suivante est une oxydoréduction par une oxydoréducatse avec une co enzyme à NAD : cette enzyme va arracher deux H portés par le carbone b et on obtient un b céto acyl coez A. La 4ème étape aussi réversible catalysée par une thiolase et va réaliser une lise de la fonction thiol qui lie l’acyle co enzyme A et va donc couper la liaison entre els carbones a et b. on aboutit alors à une acide gras qui a perdu deux atomes de carbones et à la formation d’un acétyl co enzyme A. lorsque la dégradation de la formation d’un acide gras a commencer, l’hélice va continuer son action jusqu’à la dégradation totale de l’acide gras. On fera donc pour un acide gras (n tour/2)-1 pour un acide gras qui a n atomes de carbones. À la dernière étape de cette hélice, on obtient un butyril coez A (4 carbones) qui sera scindé en deux pour donner deux acétyl co enzyme A. cette dégradation des acides gras est conditionnée par le fait que toutes ces réactions sont réversibles uniquement par la disparition de l’acétyl co enzyme A. dans le cas contraire, où ces acétyl co enzyme A pourraient s’accumuler, ils vont finir par s’associer entre eux et être à l’origine de synthèse d’un nouvel acide gras, lipide ou corps cétonique. Bilan de la dégradation d’un acide gras en C16 Þ figure 18b. 1 ATP + 7 co enzyme A (1 par hélice et il y a 7 hélice) + une autre coez A + 7 H2O + 7NAD + 7FAD --> 8 acétyl co enzyme A qui vont rentrer dans le cycle de Krebs qui vont provoquer la synthèse de 8 * 12 = 96 ATP. Les FADH2 vont rentrer dans la chaîne respiratoire et vont donner la fabrication de 7 * 2 ATP = 14 ATP. Le NADH2 va rentrer aussi dans le cycle respiratoire et va donner 7 * 3 ATP = 21 ATP, soit au total, 131 ATP de fabriqués - 1 pour l’activation, soit le bénéfice net de 130 molécules d’ATP. Une molécule d’ATP représente a peu près 8 Kcal = 1040 Kcal par mole d’acide gras. Les lipides sont beaucoup plus énergétiques que les glucides.

 

Le catabolisme des acides gras à nombre impaire de carbone. Dans cette voie toutes les étapes sont identiques à celles de Lynen. Seul la différence porte sur l’avant dernière étape. On obtiendra un pentanoylacyl Co A (5 atomes de carbones) et la thiolyse va libérer deux composés : un acétyl (C2) et propionyl co enzyme A (C3) . L’acétyl co enzyme A va rentrer telle quel dans le cycle de Krebs alors que le propionyl va être carboxylé, isomérisé pour donner du succynil co enzyme A qui est un composé du cycle de Krebs, il y sera donc intégré. Contrairement aux acides gras à nombre paire de carbones, les acides gras à nombres impaires peuvent donner du glucose par une voie particulière : la voie malique. Les acides gras à nombre paires de carbones ne sont pas glucoformateurs, à la différence des autres acides gras. Les glucides peuvent toujours donner des lipides.

 

Le catabolisme des acides gras insaturés :

L’acide oléique est le plus répandue des acides gras insaturés. C’est une acide gras à 18 carbones avec double liaison portée sur le carbone 9 en position cis. La b oxydation de cet acide gras est tout à fait classique jusqu’à ce qu’elle rencontre la double liaison, c’est-à-dire jusqu’à la formation du 3,4 cis déshydro dodécanoyl co enzyme A. le déshydrogénation avec la coez FAD ne peut pas avoir lieur car on a déjà une double liaison. Par contre l’hydratase ne peut pas agir parce que la double liaison est en position cis. C’est à ce moment, qu’entre en jeu une isomérase qui va basculer la double liaison de 3,4 en 2,3. On obtient alors une trans déhydro décanoylco enzyme A puisque cette double liaison bascule et se met en position trans. Donc l’hydrolyse va pouvoir se faire et libérées une molécule à deux atomes de carbones. L’hydratase peut donc agir et la dégradation suit le schéma classique de l’hélice de Lynen. Mais dans le bilan, on a sauté l’étape à FAD, il y aura un FADH2 de moins dans le bilan final. Donc on considère qu’ils sont moins énergétiques que l’acide saturés. Plus ils est insaturés, moins il est énergétique mais il est plus il est bon pour la santé.

 

La synthèse des acides gras

Cette biosynthèse des acides gras se déroulent dans le cytoplasme et bien que ces réactions soient très voisines à la b oxydation de Lynen, ce n’est pas du tout un processus inverse. Moléculaire Walkyl a découvert ce système.

De très nombreuses cellules sont capables de fabriquer des acides gras mais ce sont principalement les hépatocytes, les glandes mammaires et le tissu adipeux qui sont impliqués. La biosynthèse d’un acide gras passe toujours par la synthèse d’un acide gras insaturé : l’allongement de la chaîne et la désaturation interviennent après.

Le précurseur de cette synthèse est l’acétyl co enzyme A au niveau cytoplasmique. Cette localisation pose un problème, c’est que les acétyl co enzyme a sont toujours formé dans la mitochondrie qu’ils soient lipidiques ou glucidiques. Dans la mitochondrie, le mécanisme glucidique forme de l’acétyl co enzyme A à partir du pyruvate et donc c’est la glycolyse anaérobie. Dans la première étape du cycle de Krebs, on obtient du citrate : c’est la voie glucidique principale et parmi tous les éléments du cycle de Krebs, le citrate est un des très rares éléments à pouvoir traverser librement la membrane de la mitochondrie. Si la cellule ne consomme pas d’énergie, on aura un excès de NADH2 dans la mitochondrie et le cycle de Krebs sera freiné et ne fonctionnera que peu ou pas du tout. Dans ce cas, le citrate passe dans le cytoplasme, où sous l’action du citrase et en présence de co enzyme a il donnera de l’acétyl co enzyme A et de l’acétate …….., réaction irréversible. L’oxaloacétate formé peut être à l’origine de la fabrication de glucose mais l’actyl co enzyme A est le précurseur de l’acétyl co enzyme A. il existe d’une autre manière un acétyl co enzyme A pour sortir de la cve, c’est une voie mineur, c’est l’acétyl co enzyme A transférase qui est une enzyme transmembranaire : elle va permettre la sortie directe de l’acétyl co enzyme A de la mitochondrie vers le cytoplasme.

 

La synthèse de l’acide gras commence par une activation c’est-à-dire par la transformation de l’acétyl co enzyme A en malonyl co e A, réaction irréversible. Transformation du à une carboxylation. L’Enzyme est une acéty co enzyme A carboxylase qui utilise comme co enzyme de la biotine et cette biotine est la vitamine H. Ce malonyl co enzyme A formé est un puissant inhibiteur de l’acétyl co enzyme A transférase (= enzyme de la membrane des mitochondrie qui peut faire sortir ce composé de suite. Cette réaction d’activation peut être inhibé et nécessite de l‘ATP. Le citrate est donc sortie, est u activateur puissant de l’acétyl co enzyme A carboxylase. Il joue un rôle important car il est le fournisseur d’acétyl co enzyme A et il est l’activateur de la réaction qui va former le malonyl.

Hélice de l’ATP. La synthèse d’un acide gras nécessite l’intervention d’un complexe multi enzyme. Ce complexe et composé de - sous unités enzymatique distribuées en forme de couronne autour d’une protéine centrale chargée de transporter les groupements acyl. On l’appelle l’ACP (acyl carrier protein) Þ figure 20. Cet ACP est caractérisé par la présence sur la fonction hydroxyle de la sérine de deux groupements thiol : l’un central et l’autre périphérique. Ceci débute par la synthèse du palmitate qui débute par une étape d’ancrage. L’acétyl coA rencontre l’enzyme …….., se fixe et donne ….. avec libération d’1 HS coA. 1) Fixation : le groupement thiol libre de l’ACP va fixer le malonyl coA préalablement activé dans le cytoplasme. Le début de l’hélice de Walkyl : il y a une seconde phase d’activation par fixation d’une molécule acétyl coA ® le malonyl va se fixer sur l’ACP ® malonyl-ACP. L’Enzyme responsable de cette fixation est une b céto acyl synthétase. Seconde étape : transfert du groupement acétyl qui va se fixer sur le groupement COOH du malonyl avec régénération du groupement thiol réduit. Cette réaction aboutit à la libération du CO2 et d’un b céto butyril ACP. Le CO2 dégagé au cours de cette étape est le CO2 fixé lors de l’activation de l’acétyl co enzyme A. le groupement thiol de l’enzyme1 de l’ACP se trouve libre. 3) la réaction d’oxydoréduction par une oxydoréductase va utiliser comme co enzyme, le NADP et la réaction va donner un b-hydroxy butyril ACP. (réduction d’une fonction cétone en fonction alcool). 4) déshydrogénation par une 3-cétoacyl déshydratase qui va enlever une molécule d’eau entre le carbone a et le carbone b, ce qui va donner un trans déhydrobutyril ACP Þ figure 20a. C’est une réduction au moyen d’une NADH2 qui va réduire la double liaison. On va donc avoir un butiryl ACP. par une isomérase, il y aura transfert du radical butyrique sur l’autre fonction thiol et à partir de ce moment là, le groupement thiol de l’ACP peut fournir une nouvelle molécule de malonyl activée par le co enzyme A. même enchaînement de réaction et, après 7 tours d’hélices de Walkyl, on aboutit à la formation d’un palmityl ACP (en C16). C’est au stade de cette molécule que le tissu adipeux et que le tissu hépatique vont faire intervenir la sous unité de enzymatique E6 du complexe acide gras synthétase. Cette enzyme a une activité thioestérasique, c’est une thiolase que libère le palmityl lié à l’ACP sous forme de palmytil coA Þ figure 20b. Au niveau des glandes mammaires, il existe plusieurs types de thioestérases capables d’agir à différents stades de l’allongement de la chaîne. Certaines peuvent agir quand on a entre 4 et 10 carbones. Ceci explique que le lait ne contienne pas d’acides gras compris entre 4 et 10 carbones, qui sont des acides gras beaucoup plus faciles à digérer.

Bilan de la synthèse : pour une molécule d’acide palmitique, on a besoin d’une molécule d’acétyl co A et de 7 malonyl co enzyme A; elle consomme donc 7 ADP et 14 NADPH2.

 

Synthèse des acides gras à longue chaîne : environ 60 % du palmytil co enzyme A va servir à la synthèse d’acides gras de longueur de chaîne supérieure à 16 carbones. Au départ, l’élongation a lieu dans le REG, l’ajout de deux carbones à partir du malonyl conduit au stéaryl co enzyme A. cette réaction se déroule dans la mitochondrie. Les enzymes sont différentes car on est dans la mitochondrie.

 

Désaturation des acides gras:

Le palmitate et le stéarate servent de précurseur aux deux acides gras mono insaturés : la palmitate et l’oléate. Les deux acides gras ont une double liaison (C9 = C10) avec une isomérie cis. Chez les mammifères, la désaturation d’un acide gras au-delà du C9 est impossible, il n’existe pas d’enzymes capables de désaturer spécifiquement au-delà du C9. Seul, les végétaux en sont capables, ce sont eux qui apporteront les acides gras indispensables. Le devenir des acides gras : l’augmentation de la concentration en acyl co enzyme A dans le cytoplasme entraîne 3 conséquences :

1) inhibition de l’acétyl co enzyme A carboxylase, d’où arrêt de l’hélice de Walkyl et donc d’accumulation d’acétyl co enzyme A dans le cytoplasme

2) la triglycéride synthétase favorise la synthèse de triglycérides mais, à condition, que l’on dégrade le glucose pour avoir la glycéraldéhyde 3 P qui est le point de départ des triglycérides.

3) acyl co enzyme A qui va s’accumuler, va être à l’origine de la synthèse du cholestérol.

 

Étude du cholestérol :

C’est un des constituants fondamental des membranes cellulaires. Une alimentation équilibrée n’apporte que très peu de cholestérol et l’absorption intestinale est très faible (environ 10 %). En réalité, c’est l’organisme qui synthétise le cholestérol. Presque toutes les cellules du corps en sont capables, mais principalement les cellules du foie. La synthèse se fait dans le cytoplasme et le substrat de départ est l’acétyl coA cytoplasmique. Cette synthèse de cholestérol est donc essentiellement le résultat : d’une part, de l’inhibition de l’acétyl coA carboxylase et cette inhibition se fait par un excès de d’acétyl coA cytoplasmique et, d’autre part, cette synthèse se déroule du fait que l’enzyme qui intervient à la première étape de cette synthèse, cette enzyme catalyse la réaction dont Keq=1. Le noyau cyclopentanophénantrénique. Schéma de la synthèse: première étape de la synthèse : condensation de deux molécules d’acétyl coA et, on obtient un butiryl coA. Cette étape se fait dans le cytoplasme, étape irréversible. 2) condensation d’une autre molécule d’acétyl coA avec le b-céto butyril coA obtenu à l’étape précédente (réaction irréversible). Il y a libération de coA. Le produit obtenu est l’hydroxyméthylglutaryl coA ( =b HMG coA). 3) réduction du b HMG coA catalysée par une b HMG coA réductase qui va utiliser comme coA, le NADH2. Le produit sera du mévalonate (réduction irréversible). La b HMG coA réductase est l’enzyme clé de la synthèse du cholestérol. La presque totalité du cholestérol agit sur cette enzyme. 4) décarboxylation qui utilise de l’ATP qui va donc fournir du pyrophosphate et donner 1 isopentényl pyrophosphate. Ce composé contient une structure isoprénique constituée de 5 atomes de carbone. C’est la répétition 6 fois de ces étapes qui va donner 6 molécules d’isopentényl qui vont se conjuguer pour obtenir un composé en C 30 qui, après décarboxylation donnera le cholestérol (en C 27)

Le devenir du cholestérol :

C’est un élément constitutif des membranes cellulaires. Il est présent dans toutes les apoprotéines. C’est le précurseur de la vitamine D, des sels biliaires et de toutes les hormones stéroïdes. Le cholestérol est transformé en prégnénolone qui est le point de départ dans les cellules spécialisée de la synthèse de testostérone et de progestérone. Au niveau des surrénales, la progestérone va donner l’aldostérone et le cortisol.

C’est le catabolisme du cholestérol, qui se déroule au niveau du foie, qui est à l’origine du cholestérol des HDL. Au niveau du foie, le cholestérol va être hydroxyler pour donner du 7 hydroxy cholestérol et sera transformé dans le foie pour donner des acides biliaires, l’acide cholique et l’acide chenodesoxycholique. Ces deux composés sont, ensuite, conjugués par la glycine et la thorine pour donner 4 acides biliaires primaire : l’acide glycocholique, l’acide glyco D chenodesoxycholique, l’acide glycotaurique et l’acide glycocheno desoxy taurique. Les quatre acides primaires vont donner des sels de sodium et de calcium qui vont former des sels biliaires au niveau de la bile.

L’implication des glucides dans la synthèse du cholestérol et des acides gras :

Cette synthèse du cholestérol et des acides gras est étroitement lié au catabolisme des glucides. Les glucides apportent l’oxaloacétate nécessaire pour assurer l’oxydation totale surtout des acétyl coA du cycle de Krebs. Ils apportent le glycéraldéhyde 3 P nécessaire et indispensable à la synthèse des tri glycérides, que ce soit au niveau de la digestion ou des triglycérides de réserves. Les glucides sont les éléments majeurs de la synthèse de NADPH2 par la voie des pentoses phosphates. Sans NADPH2, on ne peut pas fabriquer de glucides.

La cétogenèse = la fabrication des corps cétoniques

Cette synthèse se fait dans la mitochondrie et un des produits les plus important est l’oxaloacétate (=composé essentiel souvent peu abondant). Cet oxaloacétate peut être soit formé par la glycolyse, soit par les réactions de transamination de l’acide acétique. L’absence relative de cet oxaloacétate par rapport à l’acétyl coA est la conséquence d’une voie métabolique : la cétogenèse. La cétogenèse se déroule dans la mitochondrie hépatique et les constituants diffusés dans la circulation sanguine, fabriqués dans cette voie vont être utilisés par le muscle cardiaque et le cortex surrénalien. Ces corps cétoniques ne peuvent pas être utilisables par les neurones cérébraux quand la concentration sanguine est normale. Quand ils sont produits en excès, dans des conditions pathologiques, cette augmentation de concentration sanguine peut servir de substrat à la fabrication d’énergie cellulaire par les neurones. Ce qui veut dire que, dans des conditions physiologiques normales, le peu de corps cétoniques qui circulent dans le sang n’est pas utilisé par le cerveau. Les deux corps cétoniques présents, dans des conditions physiologiques normales sont le b cétobutyrate (=acétoacétate) et le b hydroxubutyrate. Il existe un corps cétonique pathologique : l’acétone.

 

La synthèse des corps cétoniques :

1) condensation de deux acétyl coA qui ont tendance à s’associer pour donner un b cétobutyril coA et ceci se fait à la suite d’un excès quasi permanent d’acétyl coA.

2) condensation du b céto butyril coA avec une autre molécule d’acétyl coA --> formation d’un b HMG coA.

Ces deux premières étapes se font dans la mitochondrie.

3) étape irréversible, elle est sous la dépendance d’une enzyme spécifique de la mitochondrie : c’est la b HMG coA liase (= enzyme spécifique de la mitochondrie, c’est pourquoi elle ne peut pas détourner la synthèse du cholestérol dans le cytoplasme). Cette enzyme possède un acétyl coA va donner un acétoacétate (ou b cétobutyrate).

4) la formation du b hydroxybutyrate se fait par simple réduction du cétobutyrate (hydroxylation d’une fonction cétone). La proportion d’acétoacétate et de b hydroxybutyrate ne dépend que de la quantité de NAD et de NADH2 qui sont des fournisseurs d’hydrogène. Plus il y aura de NAD, moins il y aura d’hydroxybutyrate.

Dans des conditions physiologiques, les concentrations peuvent varier de 1 à 10. A quoi vont servir ces cops cétoniques?

Les corps cétoniques sont des composés sans coA, ils vont pouvoir traverser les membranes cellulaires et passer librement dans la circulation sanguine. Ils vont alors être captés par le tissu cardiaque et le tissu surrénalien : deux endroits où la consommation d’énergie est très abondante. Ce sont des endroits où le taux de NAD est supérieur au taux de NADH2. Ces corps cétoniques seront réinjectés au niveau du cycle de Krebs qui se fait au niveau de ces organes. Ceci va permettre de transformer tous le b hydroxybutyrate en oxaloactétate : réaction qui va générer des protons et régénérer du NADH2 et donc indirectement 3 ATP. Dans tous ces tissus utilisateurs, il existe une enzyme particulière : l’oxaloacétate succinyl coA. On va donc obtenir de la céto acétyl coA et du succinate. L’inconvénient de ce transfert, c’est qu’on bloque la synthèse du GTP (molécule énergétique) donc ce transfert commence par une perte d’énergie mais, par contre, on forme un acétoacétyl coA dans des lieux où le cycle de Krebs fonctionne à plein régime. Dans ce cas, le cycle de Krebs est consommateur d’acétyl coA. On sait que l’acéto acétyl coA est susceptible de subir une thiolyse pour donner deux acétyl coA. Ces acétyl coA vont rentrer dans le cycle de Krebs. Pour une molécule d’acétyl coA, ce cycle de Krebs produit 12 ATP donc pour un corps cétonique, on forme donc 24 ATP - la molécule de GTP utilisée au départ Þ bénéfice de 23 ATP. Cette voie de la cétogenèse est une des voies les plus importantes de l’organisme dans la mesure où, à elle seule, elle assure quotidiennement 40 % des besoins énergétiques du myocarde.

 

La cétogenèse pathologique :

C’est le résultat d’une insuffisance en oxaloacétate c’est-à-dire du métabolisme du glucose. Cette condition est, en général, réalisée dans le diabète ou dans les régimes stricts. C’est un dérèglement du cycle du glucose. Dans ces conditions, le glucose ne pénètre plus dans les cellules. Ceci peut provenir d’actes volontaires (anorexie, grève de la faim) ou de mal nutrition. Dans tous ces cas, le taux de corps cétoniques sanguin augmente et va dépasser le taux de captation des organes périphériques -> abaissement du pH sanguin ® production d’acédocétose métabolique qui peut aboutir à un coma diabétique ou cétonique.

L’excès d’acétoacétate s’élimine par les urines ou par les poumons. Au niveau des urines, le pH est normalement acide et l’acétoacétate va être spontanément décarboxylé par ce pH bas et la décarboxylation donne de l’acétone. On parle alors de crise d’acétonurie. Au niveau des poumons, la pression partielle en oxygène est élevée, ce qui va provoquer la décarboxylation de l’acétoacétate ® production d’acétone au niveau des poumons. Étant très volatil, il est éliminé par la respiration qui produit une haleine typique des comas diabétiques et des nourrissons fiévreux. (car le foie est de petite taille et les concentrations en glycogène sont faibles voire très faibles et dans les périodes de fièvres nocturnes, il y a une augmentation de la consommation de glucose et donc un épuisement rapide de réserves de sucre. Indirectement, il y a un épuisement de l’oxaloacétate d’où production de corps cétoniques. Chez les nourrissons, le seul remède est d’absorber de l’eau sucrée. En ce qui concerne l’hydroxybutyrate, on s’est aperçu qu’en cas d’excès, certaines cellules neuronales mettent en route des systèmes enzymatiques qui deviennent compétents pour transformer ce substrat en énergie.

Par Yumiko - Publié dans : Métabolisme et bioénergie
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Vendredi 6 novembre 2009 5 06 /11 /Nov /2009 14:54

Les immunoglobulines

 

Les immunoglobulines sont des protéines donc sont faites d'acide aminé.

Rappel : l’injection, à un animal, d’un antigène va provoquer la fabrication par l'organisme de molécules de nature protéique qui sont capables de se lier spécifiquement à l'antigène qui a provoqué leur synthèse et les protéines qui sont dotées de cette fonction de reconnaissance spécifique sont les anticorps et, de façon plus générale, les immunoglobulines :terme qui n’implique pas que la spécificité soit connue (différence avec le terme d’anticorps). Les immunoglobulines sont diverses par leur fonction, leur spécificité vis-à-vis d’un antigène mais elles possèdent des structures générales communes. A la différence des autres protéines, les immunoglobulines comprennent deux régions distinctes porteuses de deux fonctions différentes :

 

1) une fonction de reconnaissance de l'antigène qui est exprimée sur une région variable qui diffère d’une immunoglobuline à l’autre et cette région semble pouvoir distinguer un nombre illimité d’antigène.

2) la fonction effectrice exprimée par une région constante indépendante de la fonction de reconnaissance. Cette fonction peut prendre différentes formes comme la fixation du complément, la possibilité ou non du passage transplacentaire ou tout simplement la fixation sur des tissus ou des cellules.

 

Les immunoglobulines se répartissent en cinq groupes : IgG (gG), IgA (gA), IgM (gM), IgD (gD) et IgE (gE).

 

Structure générale : étudiée par différentes méthodes chimiques et biochimiques .

L’estimation du nombre de polypeptides par le nombre de groupement NH2 libres, détermination du nombre de S, clivage enzymatique, cristallographie, spéctrophotométrie...

 

Schéma actuel des immunoglobulines tétrapolypeptide avec des polypeptides identiques deux à deux. Deux polypeptides légers de poids moléculaire 22 000 Da qui sont toujours identiques pour une même immunoglobuline mais qui peuvent porter deux spécificités antigéniques différentes de type k et l. Il existe deux polypeptides lourds de poids moléculaire compris entre 53 000 et 76 000 toujours identiques pour une même immunoglobuline mais qui peuvent porter cinq spécificités différentes : g , a , m, d, e. ces sont ces spécificités qui déterminent les classes (g pour les IgG, a pour les IgA ....). Les immunoglobulines renferment, en plus, entre 2 et 12 % de glucides et lfétude en acides aminés a pu se faire grâce aux immunoglobulines monoclonales qui sont sécrétées en abondance lors de certains cancers, l'immunoglobuline monoclonale est éliminée dans les urines ce qui permet leur dosage.

 

1) les immunoglobulines G

 

Les IgG forment le modèle de base : ce sont les plus importantes (en quantité) dans le sérum normal humain. Elles peuvent représenter jusqu’à 90 % de toutes les immunoglobulines.

 

Structure des IgG : technique d’étude ( page 1) :

 

1) par réduction faible au moyen de thiol qui coupe les liaisons S—S qui vont se transformer en SH : avec la coupure en milieu chlorhydrique de pont dissulfure et on obtient deux molécules identiques deux à deux chacune possédant une chaîne lourde et une chaîne légère. Par réduction forte il y a coupure de l'immunoglobuline en quatre molécules : deux grosses molécules identiques et deux petites molécules présence de chaîne polypeptidique.

2) clivage enzymatique : il se fait au moyen d’enzymes protéolytiques comme la papaïne, la trypsine et la pepsine. Avec la papaïne on obtient trois fragments dont deux sont identiques qu’on appelle les fragments Fab (ils sont encore capable de se fixer à l'antigéne) et un segment isolé : le fragment Fc (cristallisable). Si on poursuit la réduction en présence d’urée 8M la séparation des fragments Fab deux chaînes légères et deux fragments identiques : les fragments Fd. Avec toutes ces méthodes d’étude et de coupure, on peut déterminer l’enchaînement en acide aminé structure générale de l’IgG avec deux chaînes lourdes et deux chaînes légères avec les parties N-term toutes dirigées du même côté et les C-tzerm dirigées du même côté.

Avec la pepsine, on obtient un seul gros fragment capable de fixer et de neutraliser l'antigène. Avec la trypsine on obtient une coupure au niveau de l'arginine ou de la lysine ce qui va provoquer la libération de petits peptides que l'on va pouvoir étudier séparément.

 

Figure 1 : structure générale de l'immunoglobuline G

 

Analyse de la séquence en acides aminés :

 

L’enchaînement est parfaitement connu grâce à un malade atteint d’une maladie de Waldenström = cancer des cellules sanguines et ces cellules (les plasmocytes) sécrètent une immunoglobuline monoclonale (quantité d’immunoglobuline toujours identique).

Il existe sur chaque chaîne une partie de structure constante et une partie de structure variable. La partie constante est noté C et la partie variable V. pour la chaîne légère, CL et VL et pour les chaînes lourdes CH et VH . On peut être plus précis puisqu’on sait qu’on a deux types de chaînes légères (l et k) C l et C k , V l et V k .

La chaîne légère comporte 214 acides aminés et la séquence est connue depuis 1965. L’Acide aminé 214 étant une cystéine.. Chez l’homme, le type k représente 65 %. Cette chaîne légère comporte une partie constante : la partie C-term. Elle est composée de 106 à 116 acides aminés. En ce qui concerne la chaîne légère type k, les acides aminés sont toujours les même sauf pour les acides aminés 153 et 191 qui déterminent le caractère Inv spécifique (figure 2). Il existe, en plus, un pont dissulfure intracaténaire (dans la chaîne) qui se situe entre deux cystine en 134 et 194. La présence de ponts dissulfures témoigne de la présence de cystéine. L’Acide aminé est lui aussi une cystéine et c’est lui qui va former le pont dissulfure qui va relier la chaîne légère à la chaîne lourde. On parle alors de ponts intercaténaires.

 

Pour les chaînes de type l, la partie constante comporte aussi 214 acides aminés, un pont intracaténaire se situe entre les cystéine en 135 et 194 et la liaison intercaténaire se trouve sur l’acide aminé 213. L’Acide aminé 214 étant une sérine. Cette sérine est responsable de la différence d’antigénicité, elle caractérise la différence entre les l et les k. Sur un enchaînement d’une centaine d’acides aminés, une seule différence changement de spécificité.

 

La partie variable de ces chaînes légères est une zone très hétérogène mise en évidence par électrophorèse sur gel d’amidon. Il existe une variabilité entre chaque chaîne légère de différentes espèces mais il existe aussi, des différences entre chaînes légères d’un même individu. Cette variabilité n’intéresse pas tous les acides aminés de la chaîne. Certains restent constants quelle que soit l’immunoglobuline. Certains acides aminés ne possèdent que deux possibilités mais il existe des zones hypervariables (surtout trois situés entre les acides aminés 25 à 35, 52 à 55 et 89 à 96) page 3. La partie variable entière comporte 108 acides aminés, un pont intracaténaire entre l’acide aminé 23 et le 88 pour les chaînes de type k, et un pont intracaténaire entre l’acide aminé 21 et 86 pour les chaînes l.

 

Les chaînes lourdes des IgG : elles possèdent 440 à 446 acides aminés soit le double des chaînes légères. On y trouve une zone variable N-term et trois zones constantes C-term. La partie constante C-term ( page 4) porte les déterminants antigéniques spécifiques de chaque classe d’immunoglobuline. Pour les IgG, elle comporte la spécificité g. Elle porte aussi les caractères allotypiques. C’est à ce niveau que l’on retrouve les structures qui correspondent aux activités biologiques. Les chaînes lourdes sont reliées entre elles par des ponts dissulfures qui se situent au niveau de la zone charnière et, suivant le nombre de ponts dissulfures intercaténaires on distingue quatre sous classes :

 

  • IgG1 avec deux ponts dissulfures.

  • IgG2 avec 4 ponts dissulfures.

  • IgG3 avec 5 ponts dissulfures.

  • IgG4 avec deux ponts dissulfures et deux ponts intracaténaires entre chaîne lourde et chaîne légère (ce qui diffère de l’IgG1).

 

La partie N-term de l’IgG correspond strictement à la partie variable de la chaîne légère. Les IgG possèdent 2 % de sucres, ce sont principalement des hexoses (galactose, mannose, fucose, glucosamine, acide cyalique). On admet généralement, que les sucres sont portés par la chaîne lourde, il n'y a pas de sucre sur les chaînes légères. Les sucres sont condensés au niveau de la zone charnière (entre C1 et C2).

 

La structure : l’IgG a deux types de fonctions très spécialisées. Une partie se combine avec l’antigène : c’est la partie située sur le fragment Fab et l’autre partie possède les autres propriétés : le fragment Fc.

En ce qui concerne la combinaison avec l’antigène, elle est spécifique et se situe à l’extrémité du fragment Fab. Intervention des acides aminés N-term des chaînes lourdes et légères. Si on sépare les chaînes H et les chaînes L, les chaînes L n’ont plus aucune activité alors que les chaînes H gardent leur activité mais plus réduite. Si on refait les ponts disulfures de la molécule, l’activité réapparaît.

Les activités biologiques du fragment Fc : ce fragment Fc se comporte comme un antigène car il est porteur d’une spécificité g puissante, et possède le site de fixation du complément ; a ce niveau, c’est la fraction C1Q du complément qui permet la fixation de l'anticorps de l'immunoglobuline G. On a pu localiser ce site de fixation au niveau de la zone flexible donc pas loin des sucres. Ce mode de fixation se retrouve sur les IgG1, IgG2, IgG3 mais jamais sur IgG4. La fixation du complément ne se fait que l’immunoglobuline est liée à un antigène (jamais sur une immunoglobuline libre). Ce qui signifie que la fixation de l’antigène au niveau des fragments Fab modifie la structure spatiale de l’immunoglobuline et que cette modification découvre le site de fixation du complément. Autre activité du fragment Fc est le site de passage transplacentaire. Les structures placentaires de certaines espèces laissent passer certaines immunoglobulines par un mécanisme de transport actif. Dans d’autres espèces, les immunoglobulines sont transmises par le coelostrome. Chez l’humain, seules les IgG peuvent traverser le placenta et les IgG2 ne passent jamais. Autre activité physiologique du fragment Fc est le site de fixation sur les tissus (les cellules), les immunoglobulines G2 ne peuvent pas se fixer sur les cellules. Ce phénomène est à la base des réactions allergiques.

 

Le métabolisme d’une IgG : sa demi-vie est de 24 jours sauf pour l’IgG3 où elle est de 6 jours. Donc pour avoir un taux sanguin à peu près constant, un organisme en synthétise 42 mg/kg/jour.

 

2. les immunoglobulines A

 

Ces immunoglobulines sont connues depuis longtemps (1954) mais leur intérêt a pris un essor considérable depuis la découverte des IgA sécrétoire qui ont un rôle prépondérant dans la défense des muqueuses. Les IgA sont divisées en deux groupes : les IgA sériques et les IgA sécrétoires.

 

a. Les IgA sériques

 

Les IgA sériques fait appelle à leur solubilité relative en présence d’ions zinc (Zn2+). Ce sont des techniques d’étude couplées à des méthodes de relarguage, chromatographie et électrophorèse sur gel pureté jamais parfaire contrairement aux IgG (obtenus à partir de malades particuliers). Il y a deux sous d’IgA : les IgA1 et les IgA2. Les IgA1représentent plus de 90% du total, ces immunoglobulines sont constituées de monomères sensiblement équivalent à ceux des IgG. La différence va se situer aux niveau des chaînes lourdes qui possédent une chaine de spécificité a, c’est elle qui va donner les deux sous classes : a1 et a2. Ces chaînes lourdes ont une extrémité C-term qui se termine par une tyrosine, l’acide aminé avant dernier (= subterminal) est une cystéine. Très souvent, la tyrosine est perdue et c’est la cystéine qui devient terminale, elle est capable de faire un pont dissulfure et de se combiner à une autre molécule d’IgA mais aussi avec d’autres protéines comme l’albumine et la mucine (mucus) et donc former des complexes. Schématiquement, IgA est représentée avec des chaînes légères à l’intérieure (=> page 5). Ces chaînes L peuvent prendre deux positions : soit des liaisons intercaténaires, entre chaîne H et chaîne L, soit un pont intercaténaire entre les deux chaînes L. Les IgA ont un poids moléculaire de 72 000.

 

b. Les IgA sécrétoire

 

Ils sont identifiées dans le lait, le colestrum, la salive, les larmes, dans les sécrétions nasales, bronchiales, génitales et gastro-intestinales et dans la bile. L'isolement et la purification se fait selon le même principe que les IgA sériques mais c’est un peu plus simple car dans les sécrétions, on ne retrouve pratiquement que des IgA sécrétoires. Ce sont des molécules beaucoup plus grosses : poids moléculaire souvent supérieur 400 000. Il s’agit de dimère (= association de deux immunoglobulines A sériques) reliées entre eux par une pièce sécrétoire de nature protéique. On peut retrouver des dimères formés de deux types d’IgA c’est-à-dire (A1,A1 et A2, A2 : ce sont des homodimères), on ne retrouve jamais A1,A2. On pensait au départ qu’il existait une liaison entre deux radicaux SH de chaînes lourdes des cystéines terminale mais en réalité, il existe la pièce J (jonction) située entre les deux immunoglobulines A par leur fragment Fc pour les relier entre elles.

 

Analyse de la séquence en acide aminé : la chaîne légère des IgA est peu différente de celle des IgG. Deux molécules formant le dimère portent le même type de spécificité : soit k, soit l , il n’y a jamais de mélange. La synthèse se fait à l’état de dimère et non pas d'unité séparée. En ce qui concerne la chaîne lourde, elle porte des sucres : elles peuvent être de deux types : a1 ou a2 et son poids moléculaire total est d’environ 65 000 Da. Si on retire les glucides son poids moléculaire passe à 52 000. Les chaînes lourdes possèdent aussi quatre zones :

  • une variable

  • trois constantes.

Le type a1 possède16 ou 17 cystéines donc 7 sont facilement hydrolysé, le type a2 seulement 14 à 16 et 5 sont facilement hydrolisable, on retrouve comme sucre le glucosamine. La disposition de ponts intracaténaires est la même que chez les IgG et la disposition des ponts intercaténaires, chez les IgA a1, est la même que chez les IgG2,3 et 4 mais le peptide charniere est plus long de 10 acides aminés que celui des a2. Les glucide sont fixés par l'intermédiaire des groupement hydroxyle des sérines et thréonine.

 

La pièce sécrétoire : c'est une glycoprotéine que l’on retrouve dans les sécrétions externes soit à l’état libre, soit à l’état lié aux IgA sécretoire. Cette pièce est responsable de la majorité des déterminants antigéniques des IgA sécrétoires. 60 000 <PM>80 000. Elle possède 9 % de glucides et c’est une chaîne polypeptidique qui se retrouve aussi bien, sous forme liée que libre. Cette chaîne possède des déterminants antigéniques A1 et A2, aussi bien sous la forme liée que sous la forme libre. Il existe un autre déterminant C (pour configuration) présent sur l’IgA sécrétoire et non pas sur la pièce sécrétoire libre. L'interet physiologique de la piéce sécrétoire est de rendre l'immunoglobuline A beaucoup plus resistant à la protéolyse.

La piéce J n’est retrouvée que dans les polymères d’IgA sécrétoire et IgM, jamais sur les autres immunoglobulines, ni sur les formes libres. Elle a facilement été mise en évidence par l’électrophorèse. Elle a un poids moléculaire compris entre 23 000 et 26 000. il y a une seule piéce J par molécule d'immunoglobuline A et elle est de même composition chimique et antigénique chez les IgA et les IgM. On a montré qu’elles ne possèdent pas de tryptophane, mais elle est riche en cystéine.

 

Comment sont formées ces IgA sécrétoires ? Page 4. Ces IgA sont sécrétées par le plasmocyte directement sous forme de dimère et ces plasmocytes sont ceux des régions sous muqueuses.

Toutes les immunoglobulines sont fabriquées par les plasmocytes.

Les IgA seraient sécrétées dans les cellules et traverseraient les membrane basale ; elles prennent leur pièce sécrétoire au passage, donc les pièces sont synthétisées au niveau des cellules muqueuses et des sous muqueuses. Si les cellules muqueuses ont un taux de pièces sécrétoires trop fort, ça explique le fait qu’on les retrouve à l’état libre dans les sécrétions. On ne retrouve jamais de jonction dans les sécrétions à l’état libre.

 

Lorsqu'il y a sécrétion, il y a des IgA et des IgG, si on prend le serum sanguin comme référence, on a IgA/IgG =1/6

sécrétions de type 1 : ayant un rapport trés élévés ne possédant presque pas IgG => salive, sécrétion respiratoire

sécrétions de type 2 : avec une prédominance IgA => bile, suc intestinal

sécrétions de type 3 : avec un rapport identique à celui du sérum => sécrétions vaginales, prostatiques, humeur aqueuse, liquide synovial, liquide lacrimal.

sécrétions de type 4 : tres peu ou pas d'immunoglobuline A => liquidde amniotique

 

c. Activité biologique des IgA

 

anticorps, antigène. Les IgA ne fixent pas le complément,ne se fixe pas sur les tissus ,ne traversent pas la barrière placentaire et la demi-vie sanguine est de 6 jours le taux moyen est de 1.71 mg.mL-1 de sang. 50 à 100 mg d'immunoglobuline A par kilo et par jour sont produit par un organisme.

 

3. les immunoglobulines M

 

Les IgM sont des globulines dont le poids moléculaire varie entre 800 000 et un million d'où le nom de macroglobuline.

Son étude est identique à celle des autres immunoglobulines : méthode de réduction et de clivage. La réduction faible libération de cinq sous unités identiques de poids moléculaire 185 000. Cette IgM est un polymére constituée de cinq unités de base unies pour former un polymère. Si on fait une réduction forte en présence d'un agent alkylant, on brise les ponts dissulfures intercaténaires et on obtient les chaînes lourdes (PM=70 000) et légères

(PM=22 000) constitutives de ces unités : elles de type chaînes lourdes qui possèdent une spécificité m et des chaînes légères avec des spécificités l et k. parmi les µ, il y en a deux types : µ1 et µ2. Si la réduction est plus forte, on va scinder les ponts intercaténaires on met en évidence 5 boucles sur la chaîne lourde (1 variable et 4 constantes).

On peut faire un clivage enzymatique, avec la papaïne on obtient deux fragments de deux types différents principalement par leur taille : on obtient 10 fragments (par molécule compléte) Fab µ de poids moléculaire 60 000 qui est constituée d’une chaîne légère et d’un fragment d’une chaîne lourde et on obtient un fragment plus volumineux Fc µ5, de poids moléculaire 320 000 sur lequel sont fixés les sucres. Si on réduit ce fragment Fc µ5, on obtient cinq morceaux de fragments Fc de type µ. Si on utilise la pepsine, elle va agir en deux étapes : en premier lieu, elle scinde l’IgM en cinq fragments de grande tailles identiques qui correspondent à deux fragments Fab et des résidu de nombreux petit peptide. Et Dans un second temps, coupure au dessus des ponts dissulfures et on obtient 10 fragments de Fab µ.

 

La séquence en acides aminés : les chaînes légères sont identiques à celles des autres immunoglobulines. Elles possèdent une région N-term et une région C-term et chaque région possède une boucle et ces chaîne sont soit de type l, soit de type k. elles ont 542 acide aminé au lieu de 446 chez les autres. On y trouve cinq ponts intracaténaires possession, ainsi, d’un domaine supplémentaire par rapport à la chaîne g. Les deux chaînes lourdes possèdent entre elles, deux ponts intercaténaires , l’un situé au milieu de la chaîne et l’autre situé en bout de chaîne. Au niveau de la partie constante n°3, il existe une cystéine qui va pouvoir former un pont dissulfure soit directement avec un autre monomère d'immunoglobuline, soit avec un autre monomère par l’intermédiaire d’une pièce J de jonction (la meme que celle des immunoglobuline sécrétoires). Quelle va être la configuration de cette immunoglobuline M?

En ce qui concerne L’immunoglobuline libre, quand il n’a pas fixé l’antigène, c’est une structure à extrémité amiboïde : les bras font environ 90 angström avec la papaïne les bras raccourcissent de 20 angström.

On peut supposer que puisque, l’immunoglobuline a 5 bras, donc 10 parties anticorps, on s’attend à trouver une dizaines de molécules d’antigènes fixés. En réalité, la plupart du temps, on n’en trouve que cinq qui correspondent à des sites très actifs. Les 5 autres ne se retrouvent pas car ils sont moins actifs. Autre hypothèse : du fait du repliement de l’IgM, il apparaît un encombrement stérique. Les deux solutions agissent en même temps.

 

Activité biologique : 80% des IgM se retrouvent dans le systéme circulant. Les IgM ont une activité anticorps très forte vis-à-vis des antigènes figurés comme les hématies et les bactéries. Cette activité des IgM est 150 fois plus forte que celle des IgG. Les IgM ont une activité antigénique à cause de leur fragment Fc. Les IgM fixent le complément mais uniquement quand les l’antigène est fixé à l'anticoprs. Si, une cellule et un seul globule rouge est fixé sur l’IgM, le fait qu’il y ait un globule rouge fixé va activer le complément lyse et destruction de l’hématie. Les IgM ne se fixent pas sur les tissus, ne traversent pas la barrière placentaire et les IgM sont les premières immunoglobulines a être synthétisées pour luter contre une agression. Si on ne retrouve que l’IgG, l’affection est ancienne. La concentration sérique se situe entre 0.6 et 3 mg/ml. Cette distinction est importante pour le dépistage de la rubéole, toxoplasmose chez la femme enceinte.

 

4. les immunoglobulines D

 

 

Les IgD sont une nouvelle classe d’immunoglobuline découverte chez un malade atteint d’un mélanome. Cette immunoglobuline ne réagissait avec aucune des autres méthodes qui caractérisent les IgA, IgG, IgM. Cette classe se retrouve au niveau des plasmocytes . Le taux sérique est très faible : 3,4 mg/mL. Ce taux sérique est exprimé par, d’une part, une faible synthèse mais surtout par une très large diffusion dans tous les espaces lacunaires de l’organisme et, d’autre part, la demi-vie est courte puisqu’elle est inférieur à trois jours.

La structure de la chaîne légère est identique à celle les immunoglobulines G. La structure de la chaîne lourde est identique à celle des monomères de l’IgM. Seule la spécificité antigénique est différente, elle est de type d. Ce sont des spécificités antigéniques instables qui se coupent spontanément au dessus des ponts dissulfures en libérant deux fragments Fab et un fragment Fc.

 

Propriétés biologiques : leur rôle d’anticorps mis en doute malgré sa structure et, on a toujours pas la preuve formelle de l’intervention de ces IgD dans les phénomènes immunologiques. On peut voir une augmentation anormale de l’IgD, chez un cas de lèpre, tuberculose et d'ostéomyélite. Peu à peu, on retrouvé des IgD dirigé contre le lait de vache chez un patient allergique au lait de vache. Elle on une action antigène donc elles ne fixent pas le complément, ne se fixe pas aux tissus et ne traverse pas la membrane placentaire.

 

 

 

 

5. les immunoglobulines E.

 

Les IgE ont ete decouverte en 1866, ont un poids moléculaire de 90 000. Elles possèdent 12 % de sucres. Les chaînes légères sont de types l ou k comme chez les IgG, les chaînes lourdes sont de type e. Elles ont un poids moléculaire de 76 000 et compte 550 acides aminés. Elles possèdent cinq ponts intracaténaires donc 7 domaines : un domaine variable et 6 constants. La partie Fc est donc beaucoup plus longue que chez les autres immunoglobulines. Cfest une molécule riche en cystéine (on en compte 40),dont 19 sont regroupées dans des ponts dissulfures. Sur le plan biologique, ce sont des molécules douées de propriétés anticorps, antigène, ne fixent pas le complément, ne traversent pas les barrières placentaires mais par contre se fixent sur les tissus. Ceci fest là leur principale propriété : ce sont des anticorps homocytotrope avec une fixation très forte sur les basophiles et les mastocytes.

La fixation est tellement forte que la majorité de ces IgE sont fixées sur les tissus donc ne circule pas (0,25 mg/ml dans le sang => taux faible). Une fois fixées sur les cellules, la fixation de l’antigène va provoquer une dégranulation des cellules avec libération massive d'histamine dans la circulation ce qui est le produits chimiques à l’origine de réactions allergiques. Les IgE sont donc des témoins des états allergiques, ils sont responsible des fortes reactions allergique.

 

 

 

Par Yumiko - Publié dans : Métabolisme et bioénergie
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Vendredi 6 novembre 2009 5 06 /11 /Nov /2009 14:39

L'apoptose


  1. généralités

  1. définitions

  • mort cellulaire programmée (MCP)

  • apoptose

  • mort indépendante des caspases

  • nécrose

  • mort par catastrophe mitotique

  • mort par autophagie

  1. apoptose et nécrose

Apoptose

Nécrose

  • Intervient dans des cellules isolées

  • activité endonucléasique observée

  • les organelles restent en général intact

  • condensation nucléaire et cytoplasmique

  • condensation de la chromatine

  • fragmentation du noyau

  • bourgeonnement de la membrane plasmique

  • formation de corps apoptotique sans altération des organites, sans rupture de la membrane plasmique.

  • pas de réactions inflammatoires

  • processus actifs

  • Concerne les groupes de cellules voisines

  • pas d'activité endonucléasique observée

  • dilatation de certains organites et compartiments

  • dilatation cytoplasmique

  • gonflement de la cellule

  • lyse de la membrane plasmique, de la membrane nucléaire et des organiques

  • noyau piknotique

  • réactions inflammatoires

  • événement passif, accidentel quand la cellule a un problème, mort non contrôlée.


  1. caractéristiques biochimiques et génétiques de l'apoptose

  • clivage double brin par des endonucléases de l'ADN nucléaire dans les zones internucléosomiques en fragments multiples de 180 à 200 paires de bases.

  • Translocation de la phosphatidylsérine de la face interne à la face externe de la membrane plasmique.

  • Dans certains cas, nécessité d'une synthèse protéique.

  • Programmes génétiques conservés au cours de l'évolution.

  • Processus résultant de l'activation des caspases par lequel la cellule participe activement à sa destruction (suicide cellulaire). L'apoptose les résultats de l'activation de nombreuses caspases.

  1. Description cytoplasmique de l'apoptose

L'apoptose a été décrite grâce à des observations en microscopie électronique à transmission. Elle se déroule en deux phases :

  • formation des corps apoptotiques:

la cellule se détache de sa voisine

la chromatine se condense et se colle à l'enveloppe nucléaire.

Le noyau et le cytoplasme se condense

les organites s'agglomèrent

le noyau se fragmente, l'ADN se fragmente.

  • phagocytose de ces corps.

Ceci est abouti à la formation de protubérances à la surface des cellules qui est lorsqu'elle se détache donne les corps apoptotiques. Ces corps sont donc de composition très différentes. Les modifications de la chromatine sont le résultat d'une fragmentation internucléosomiques réalisé par une DNAse.

  1. apoptose rôle physiologique/généralités

L'apoptose est impliquée dans le développement embryonnaire et post natal, le développement du système nerveux (50 % des neurones meurent par apoptose), dans le développement du système immunitaire et, dans la réponse immunitaire et le renouvellement cellulaire.

  • Morphogenèse : sculpture des organes, élimination des structures inutiles.

  • Ajustement du nombre de cellules et éliminations des cellules mal localisées.

  • Homéostasie tissulaire: contrôle de la réponse immunitaire. Il y a un équilibre entre les cellules en divisions et mort cellulaire.

  • Élimination des cellules indésirables (infectés, potentiellement cancéreuses, lymphocytes dirigés contre soi).

  1. conséquences pathologiques de l'apoptose

  • apoptose insuffisante : infection virale, cancer, maladies auto-immunes

  • apoptose excessive : sida, maladie neurodégénératrices (mort des neurones), ischémie (manque d'oxygène dans la cellule), mort cellulaire et infarctus.

  1. développement

  1. les caspases

La découverte des gènes de la mort cellulaire, cell death gènes : génération de mutation par mutagenèse chimique des larves et recherche des mutations aboutissant à une mort cellulaire anormale. Celle-ci a permis la caractérisation du gène de la mort cellulaire.

Les caspases sont des enzymes qui digèrent d'autres enzymes.

  • Les caspases sont nécessaires et suffisantes pour induire un l'apoptose.

En 1993, le rôle des caspases a été mis en évidence par la découverte de l'homologie entre Ced3 et l'enzyme ILE (interleukine 1b processing enzyme), aurait nommé de depuis caspase1 et par la démonstration que la surexpression de la caspase1 dans les cellules de mammifère est suffisante pour induire l'apoptose.

  • Les caspases sont conservés au cours de l'évolution animale.

  • Les caspases sont des protéases : elles sont synthétisées sous forme de zymogène (procaspase) dont l'activité est nulle pour certains de mais il y a des variations selon les caspases. La famille des caspases est celle des cystényl endoprotèase clivant après un aspartate. À quelques exceptions près, ce sont les seules protèases de mammifères à posséder cette spécificité de coupures. Elle possède une triade catalytique formée entre autres par une cystéine. Il y a des caspases effectrice, initiatrice et impliquée dans l'inflammation.

  • Les caspases peuvent être classé en deux familles en s'appuyant sur des critères fonctionnels et de structures. Les caspases subissent des modifications post traductionnelle activatrices de type clivage protéolytique lorsque les voies apoptotiques sont activées.

Signaux inducteur de l'apoptose → caspases induite → caspases effectrices → apoptose

  1. les voies d'activation des caspases effectrices et la régulation de ces voiesle

  1. voix extrinsèques d'activation des caspases


Elle met en jeu des récepteurs extracellulaires sur la membrane plasmique et part vers l'activation des caspases pour induire l'apoptose.

  • Super famille TNF et TNFR :

TNF pour Tumor Necrosis Factor et R pour récepteurs.

La structure des différents récepteurs est homologue.

  • exemple de rôle dans le système immunitaire : l'apoptose induite par les lymphocytes cytotoxiques

Il y a reconnaissance de la cellule cible infecter par le lymphocyte T. et par la présence sur le lymphocyte du FasL. Ceci déclenche l'activation des caspases et donc l'entrée en apoptose. Les lymphocytes T. emmènent le ligand FasL qu'il se fixe aux récepteurs Fas de la cellule infectée et déclenche le processus d'apoptose.

Le lymphocyte peut se détruire en faisant sortir son ligand par une métalloprotèase afin que son ligand ce fixe à un récepteur Fas sur le lymphocyte → autodestruction du lymphocyte par apoptose.

  • le DISC : Death Inducing Signaling Complex

C'est un système de signalisation qui se déclenche quand le ligand se fixe sur le récepteur → les réactions en chaîne.

FADD = Fas associated death domain

FLIP = FLICE inhibitory protein

Des systèmes inhibiteurs peuvent se fixer pour réguler l'apoptose.

  • le complexe I de TNFR1 :

TRADD = TNFR associated death domain

RIP = receptor interacting protein

TRAF = TNFR associated factor

  • le complexe II de TNFR1

Le TNF a deux rôles, le contrôle survie/apoptose et l'apoptose par activation de la caspase 8.

  1. voix intrinsèque d'activation des caspases

celle-ci se met en place en situation de stress, de radiation, de drogue, de toxines... l'apoptose est contrôlée par la mitochondries.

  • Les protéines de la famille Bcl-2

membres anti apoptotiques

membres pro apoptotiques

BH3-only

  • les protéines BH3-only, détecteur des stimuli apoptotiques. Ces protéines agissent sur Bcl2 pour lancer l'apoptose.

Régulation par Bad par phosphorylation et séquestration

Bad est séquestré dans le cytoplasme quand il est phosphorylé → inefficace dans une situation normale,quand la cellule est privée de facteurs de croissance, des enzymes (phosphatases) sont actives et desphosphorylent le Bad qui va sur la membrane de la mitochondrie où il se complexe avec une protéine (Bcl) du coup, Bax se dimérise avec un autre Bax, ce qui est active Bax.

Régulation de Bim, l'accumulation de Bim inactive Bcl2 et active Bax

Régulation de Bid par phosphorylation et clivage. Par fixation à Bax → favorise l'action de Bax.

  • l'activation de Bax.

Bax est une protéine dans toutes les cellules vivantes actives ou non. Les protéines Bax couplées les unes aux autres forment un pore dans la paroi de la mitochondrie ce qui permet un relargage des substances de la mitochondrie tels que le cytochrome c, smac, omi, il y a plusieurs hypothèses.

  • la libération des facteurs apoptogènes de la mitochondrie

-Hypothèse 1 : ouverture du pore de transition de la perméabilité. La protéine Bax favorise l'ouverture du pore pour laisser sortir les facteurs apoptogènes.
-Hypothèse 2 : formation d'un réel canal par les protéines Bax.
-Hypothèse 3 : libération cytochrome c au cours de la fission mitochondriale. Les mitochondries changent de forme, elles ne sont pas toujours aux rondes.
  • l'apoptosome

Un fois le complexe formé, il permet la libération de Caspase 9.

Il est formé de la façon suivante : Suite à des signaux apoptotiques, les mitochondries de la cellule vont voir leur perméabilité membranaire modifiée aboutissant à un éclatement de l'organite et le relargage de cytochrome c dans le cytoplasme. C'est l'association qui suivra du cytochrome c et de APAF 1 qui sera à l'origine de la formation de l'apoptosome entrainant la mort programmée de la cellule.

  1. Les voies de signalisation en aval des caspases

Le clivage des substrats des caspases déclenche d'autres voies de signalisation qu'ils sont responsables des caractéristiques morphologiques de l'apoptose :

  • inactivation de nombreuses protéines kinase (Akt, Raf-1,...)

  • clivage et activation de la kinase ROCK1 → bourgeonnement de la membrane plasmique

  • ICAD est clivé par la caspase 3 → activation d'endonucléase CAD et dégradation internucléosomale de l'ADN

  • clivage et activation de la gelsoline → des organisations du réseau de filaments d'actine entraînant le détachement de la cellule apoptotique

  • clivages des lamines A, B1 et C → fragmentation du noyau.

  1. les voies d'activation des capables et régulations

  1. Les IAPs : ils inhibent l'apoptose en ciblant les caspases inhibitrices et effectrices. Inhibition compétitive (blocage de l'entrée du substrat) ou blocage de la dimérisation donc du changement de conformation.

  1. Les points de contrôle des protéines Bcl2 et IAPs :

Le Bcl2 = contrôle précoce

Les IAPs = contrôle tardif

il y a interaction par l'intermédiaire des caspases.

  1. Rôle de la protéine 53 dans l'apoptose

la protéine 53 est un suppresseur tumeur et un facteur de transcription.

  1. Interaction entre des voies intrinsèques et extrinsèques

Cette action de la protéine 53 pourrait déclencher l'apoptose au entraîner une sensibilisation de la cellule dans un contexte riche en ligand pour les récepteurs de mort.

  1. Rôle de la protéine 53 dans l'apoptose

  • régulation transcriptionnelle de gènes de la famille Bcl2 : ses régulations peuvent initier l'apoptose

  • régulation transcriptionnelle du gène de la machinerie apoptotique : ses régulations ne permettent probablement pas l'initiation de caspase6 l'apoptose, mais contribué à potentialiser la réponse apoptotique dans le contexte d'une libération de cytochrome c

  • régulation transcriptionnelle des gènes qui inhibent les voies anti apoptotiques : L'importance de cette régulation dépend des types cellulaires

  • les régulations transcriptionnelle de gène codant des IAPs :

des données récentes tendent à montrer qu'en réponse à certains signaux proapoptotique, p53 s'accumule au niveau de la mitochondrie. Cette accumulation provoque la libération du cytochrome c et l'activation des caspases.

  1. comment s'effectue le choix de la réponse apoptose ou autre ?

  • dépend du type cellulaire considéré

  • du signal proapoptotique ou de son intensité

  • de l'état d'activation d'autres voies ayant un impact sur les voies apoptotiques (importance du microenvironnement).

  1. Les régulations de l'apoptose dépendante de la protéine 53

  • un modèle postule que c'est l'amplitude et/où la durée de la « réponse protéines 53 » qui sera déterminante dans la destinée de la cellule, c'est-à-dire, la quantité de forme active de protéine 53 et la durée de vie de cette forme.

  • Un autre modèle stipule que les modifications post transcriptionnelles de la protéine 53 peuvent modifier l'activité transcriptionnelle du facteur.

  1. schémas bilan

Voir cour
  1. Pathologies

L'apoptose participe au développement et à l'homéostasie. Une dérégulation de ce processus de mort peut conduire au développement de pathologie. L'inactivation de l'apoptose peut contribuer à la cancérisation. L'activation anormale de l'apoptose peut conduire à des maladies telles que la maladie d'Alzheimer, la maladie de Parkinson, le sida, ALS, chocs septiques...

Dans la voie intrinsèque, le Bcl2 est une cible particulière des traitements des cancers.

  1. techniques d'analyse

  • Essais Tunel colorimétrie (TdT-mediated d'UTP nick end labeling)

  • Essais Tunel fluorescent

  • anticorps spécifiques dirigés contre les caspases activées

  • qualification de l'activité de la caspase dans les lysats cellulaires

  • mesure de la fragmentation d'ADN sur gel d'électrophorèse

Par Yumiko - Publié dans : biologie cellulaire
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